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La ferme où l'on entendait le diable

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Gendarmes, journalistes et exorcistes ont enquêté pendant dix ans sur cette affaire dans le Forez

Dans les années 70 et 80, cette modeste bâtisse près d’Ambert a été le théâtre d’événements étranges. Entre sorcellerie et manipulation…

C’est une ferme du Forez, isolée à 1.100 mètres d’altitude. Il y fait froid, le sol est en terre battue, l’étable jouxte la cuisine. On se croirait presque un siècle plus tôt. Six membres d’une même famille vivent dans cette exploitation : la grand mère et son époux, en fauteuil roulant depuis qu’une croix du cimetière lui est tombée dessus, leur fille Jeanine, son mari et les petits enfants qui sont adolescents.
C’est par un soir de 1974 que le mystère commence. Jeanine découvre alors un tas d’épingles sur son matelas. Sorti de nulle part. La nuit suivante, son sommeil est troublé par un fracas : une pierre d’une trentaine de kilos vient écraser son lit ! Cette fois, la famille prend peur. Les jours après, une vache meurt. Puis une autre. Et une autre. Et encore une autre. Dans leur panse, le vétérinaire d’Ambert exhume.., une multitude d’épingles. C’est le début d’un cauchemar qui va durer dix ans et attirer sur place des journalistes locaux et nationaux. Dans chaque pièce de la maison, on retrouve des épingles et des ossements qui, selon la mère et sa fille, apparaissent comme par magie, sous leurs yeux. Vaches, chèvres, chiens trépassent. La nuit, on entend des pas résonner à l’extérieur. Le linge s’envole, les volets claquent alors qu’il n’y a pas de vent. Et même le grand père tremble en entendant parfois dans la nuit un homme se racler la gorge… « C’est le diable », croit Jeanine. La famille se dit victime d’un ensorcellement et prévient la gendarmerie. La brigade locale mène les investigations. On s’intéresse à la ferme voisine dont les occupants sont en conflit depuis une génération avec les plaignants pour d’obscures raisons financières. Mais l’enquête piétine. Dans la famille, on croit tant au diable qu’on a posé des statuettes de la Vierge dans toutes les pièces de la propriété. Chaque soir, on s’agenouille devant les photos du Padre Pio, un prêtre italien controversé qui se disait marqué par des stigmates. Des mages de toute la France affluent sur place. L’un affirme qu’il a été giflé dans l’obscurité, au cours d’un exorcisme. Pendant ce temps, chaque « désenvoûteur » empoche sa rétribution… La famille se ruine. Et ce n’est qu’une fois le bétail réduit à néant et les économies familiales dilapidées que le maléfice s’arrête. Sans explication. Quoique… Si la gendarmerie n’a rien trouvé, un ex journaliste de FR3, Jean Charles Deniau, confie aujourd’hui qu’il a frôlé la vérité. En 1985, il s’immerge dans la ferme trois semaines pour un reportage. Un jour, alors qu’il se trouve dans la maison, Jeanine et sa mère l’appellent depuis l’étable : « Venez vite ! ». Un tas d’épingle est apparu dans le foin. Et il n’y a personne, à part eux, sur les lieux. C’est après une nouvelle apparition « magique » de pierre qu’il découvre un précieux indice. Au sol, devant la ferme, des traces le mènent jusqu’à des blocs de granit, quelques mètres plus loin. Ce sont celles du fauteuil roulant du grand père que quelqu’un(e) subtilise visiblement pour déplacer les gros cailloux. Sa conviction est faite : « Le coupable habite la ferme. » Quelles pouvaient être ses motivations ? Pour le journaliste, « tout le monde avait son intérêt dans cette histoire. Ils n’en voulaient plus de cette vie d’agriculteurs.» Aujourd’hui, Jeanine vit seule dans l’exploitation. Toute la famille est morte : son mari emporté par le diabète, ses fils par des accidents de la route. Croit elle encore au diable ? « Je crois à ce que je crois… De toute façon, j’ai tout perdu ».

Eclairages

[box type=”shadow” align=”aligncenter” width=”600″ ]Mal être Pour l’ethnologue Hugues Bedon, les symboles comptent. « Une pierre, c’est lourd à porter. Le lit, c’est l’endroit où l’on se repose.Les pierres dans le lit, c’est parlant : on ne peut plus trouver le repos. Et une aiguille, ça pique. C’était l’expression d’un mal être ». [/box]

[box type=”shadow” align=”aligncenter” width=”600″ ]L’exorciste Convaincu que le diable n’y était pour rien, l’exorciste du diocèse de Clermont Ferrand a refusé de se rendre sur place. [/box]

[box type=”shadow” align=”aligncenter” width=”600″ ]Les épingles Près d’Ambert, une usine de jouets désaffectée depuis les années 70 abritait des milliers d’épingles. Un vrai vivier. [/box]

[box type=”shadow” align=”aligncenter” width=”600″ ]Pas si naïfs Quand FR3 a enregistré son émission à la ferme, les avocats de la famille veillaient au grain. « La mère et sa fille adoraient se montrer à l’écran », confie le journaliste Jean Charles Deniau.[/box]

Source:  www.lamontagne.fr

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Reynald
Reynald
J'ai crée ce site en 2006 car j'étais un passionné de paranormal et je voulais partager ma passion avec les gens qui ont la même passion. Cela fait maintenant 14 ans que le site est ouvert et qu'il regroupe a peu pres tout ce qui touche le paranormal. Bonne lecture.
https://leblogdeletrange.fr/

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