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La première femme serial killer bretonne…

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Hélène Jégado a vu le jour le 17 juin 1803 au hameau de Kerordevin, à Plouhinec, près de Lorient et décédé le 26 février 1852 à Rennes…

Elevée dans une petite ferme d’une famille de cultivateurs pauvres…

En 1810, après la mort de sa mère il s’agirait de sa première victime, qu’elle aurait empoisonnée avec des graines de belladone versées dans sa soupe, puis, elle est envoyée chez une tante qui travaille comme domestique dans un presbytère de Bubry, et devient elle-même domestique…

Après différente villes, elle finira cuisinière un emploi idéal pour empoisonner à l’arsenic les plats de ses victimes…

Un client d’un bordel militaire de Port-Louis, où elle se prostitue…

Elle tua également : maîtresses de maison, curés, bonnes sœurs, jusqu’à des enfants…

Sa carrière criminelle s’arrêtera à Rennes, après les meurtres de deux gouvernantes successives et d’une servante de son employeur l’avocat…

Un professeur de droit et expert en affaires criminelles Théophile Bidard de la Noë, lequel, soupçonneux, se décide finalement à enquêter sur son parcours…

Sa carrière de tueuse as été d’une facilitée par le fait que la région à cette époque était touchée par des épidémies de choléra dont les symptômes sont proches de ceux de l’empoisonnement à l’arsenic…

Sa méthode était simple :

Cuisinière dans les presbytères et les maisons bourgeoises, elle ajoutait de la poudre blanche dans la soupe ou les gâteaux qu’elle préparait, autrement dit de l’arsenic, sous la forme de mort-aux-rats…

Hélène Jégado ne vole pas ses victimes et que les familles refusent les autopsies des corps de leurs parents…

Le nombre de ses victimes est impossible à déterminer avec précision probablement 36, car la plupart de ses forfaits ayant été commis plus de dix ans avant son procès, ils ne pouvaient plus être jugés du fait de la prescription légale, aussi son procès écartera 21 empoisonnements et 5 tentatives d’empoisonnements à cause de cette prescription…

D’après l’écrivain Jean Teulé, qui la considère comme la plus grande tueuse en série du monde…

Son habitude de conserver des fétiches de chacun d’entre eux permet aujourd’hui d’estimer qu’elle a tué environ soixante personnes, y compris des enfants, notamment la petite Marie Bréger au château de Soye Plœmeur en mai 1841, dix ans et un mois avant son arrestation, ainsi que deux tantes et son père…

L’accusation comporte cinq empoisonnements et cinq tentatives d’empoisonnements, ainsi qu’onze comptes de vol domestique…

Le procès s’ouvre devant la Cour d’assises d’Ille-et-Vilaine, le 6 décembre 1851 et se termine par la condamnation à mort le 14 décembre après une heure quinze de délibération…

Le discours final de Me Magloire Dorange, jeune avocat de 24 ans chargé de la défense qui plaide la folie, est un plaidoyer contre la peine de mort…

Femme pieuse, elle avoue ses meurtres en prison lors d’une confession donnée à l’abbé Tiercelin la veille de son exécution, révélations qu’elle autorise à rendre publiques après son décès mais se révélant peu fiables car elles excluent certains crimes et en ajoutent certains autres…

La culpabilité d’Hélène Jégado n’a jamais été mise en cause…

Cela donner des idées, pour un épisode de la série En votre âme et conscience est consacré au cas d’Hélène Jégado en janvier 1967…

En 2006, le réalisateur français Pierre Mathiote met en scène, pour France 3, un docufiction intitulé La Jégado, avec Taïra Borée dans le rôle-titre…

Le Musée de Bretagne de Rennes contient le masque mortuaire d’Hélène Jégado dont on avait recherché la bosse du crime lors de l’autopsie par la Faculté de médecine…

En Bretagne aujourd’hui, plusieurs pâtisseries proposent à leurs clients des gâteaux d’Hélène Jégado, recette identique angélique pour masquer la couleur verte que prenait le gâteau arsénié à la cuisson, amandes pour masquer le goût amer de l’arsenic, mais garantie sans arsenic! La recette a été signalée sous le nom de Gâteau breton d’Hélène Jégado par Simone Morand dans son livre Gastronomie bretonne d’hier et d’aujourd’hui en 1965…

Source : http://alter1fo.com/jean-teule-raconte-la-jegado-lempoisonneuse-du-bout-du-monde-66586
La recette : http://www.hojemaennel-editeur-confiturier.com/gateau-d-helene-jegado.php

signé: castor

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