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Le Mythe du Dahlia Noir

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Le 15 Janvier 1947, dans un terrain vague de Los Angeles, est découvert le corps nu et mutilé,sectionné en deux au niveau de la taille, d’une jeune fille de vingt-deux ans : Betty Short, surnommée le Dahlia Noir.Son meurtrier ne sera retrouvé que par hazard en 1999.C’est le point de départ d’un mythe, noir et violent, qui a intrigué et fasciné depuis plus de 50 ans.





Qui était Elizabeth Short?

Elizabeth Short est née le 29 Juillet 1924,
à Hyde Park, au Massachussets, troisième fille de Cleo et Phoebe Short. Son père possède une affaire de construction de golf miniature. Rapidement, ils déménagent à Medford.
Quand son père quitte le domicile conjugal, Elizabeth a six ans. Elle passe le reste de son enfance avec sa mère et ses quatre soeurs. Elle est fascinée par le cinéma, et s’y rend plusieurs fois par semaine. Elle rêve d’y faire carrière plus tard.

A l’âge de 19 ans, elle déménage à Vallejo, en Californie, chez son père. Ils ne s’entendent guère,
aussi Beth ne reste pas. Elle est arrêtée peu après par la police, à Santa Barbara, pour consommation illégale d’alcool ( l’âge légal de consommation d’alcool aux USA est de 21 ans).

Beth était une très jolie jeune femme, et avait l’air plus âgée que son âge : avec ses longs cheveux noirs, et son sourire charmeur,
elle faisait tourner les têtes. Elle était ambitieuse et décidée à devenir une star, bien que rien ne laisse à penser qu’elle ai jamais tourné dans un film.

L’enquête révéla qu’elle avait eu de nombreux petits amis, souvent des militaires car elle aimait les uniformes.
Elle sortait beaucoup, dans tous les bars et restaurants fréquentés par les gens du spectacle, et changea plusieurs fois de domicile pendant l’année qui précéda le meurtre. Des rumeurs racontent qu’elle se prostituait, et même qu’elle avait eu une liaison avec Marylin Monroe.

Elle était très sociable et spontanée, terriblement romantique et naïve. Elle rêvait d’épouser un pilote. En 1945, elle tombe amoureuse du Major Matt Gordon. Elle retourne à Medford, pour y préparer le mariage, qui doit avoir lieu en Octobre. Mais Matt est tué dans un accident d’avion. Sa mort ébranle fortement Beth, qui se met à raconter partout qu’elle est veuve de guerre.
Elle retourne en Californie.

Le surnom de Black Dahlia lui venait de ses cheveux noirs (elle les teignait), et de sa façon de s’habiller de robes noirs moulantes.
Le contraste avec sa peau pâle, ses yeux bleus et son joli visage la rendait extrêment séduisante. Certains soutiennent que ce surnom fut créé de toutes pièces par des journalistes après le meurtre. Il fait référence au film qui sortit cette année-là sur les écrans :
The Blue Dahlia, avec Véronica Lake.

Elle est vue vivante pour la dernière fois le 9 Janvier 1947, à l’Hôtel Bilmore. Elle y a passé la nuit précédente avec un homme du nom de Robert Manley. Très chastement, raconta-t-il plus tard aux services de police. Il a quitté l’hôtel le matin trés tôt, et elle a rendez-vous avec sa soeur mariée, prétend-elle.
Elle devait ensuite rentrer à Boston. Mais elle passa la matinée à l’hôtel, passa plusieurs coups de fil, puis quitta le Biltmore, seule.
Son corps fut retrouvé six jour plus tard.

Le cadavre de Beth Short fut découvert le matin du 15 janvier, dans un terrain vague de Crenshaw District, par une jeune femme qui promenait sa petite fille, et le signala à la police.

Son corps avait été mutilé et coupé en deux au niveau de l’abdomen. Les deux parties gisaient à même le sol, sur le dos, les bras au-dessus de la tête et les jambes ouvertes. Elle avait été violemment torturée pendant plusieurs jours, et avait également subi un viol post-mortem.
Ses poignets et chevilles portaient des traces de corde. Il n’y avait aucune trace de sang autour du cadavre. Beth short avait les cheveux humide,
le corps avait été éviscèré et lavé avant d’être dépose là. La cause de la mort, étouffement et hémoragie, causés par la commotion cérébrale et les lacérations du visage fut révélée à la suite de l’autopsie

.

Ce meurtre fit sensation dans le Los Angeles des années 50, probablement à cause de sa violence, mais aussi parce qu’il n’y avait pas la moindre trace d’indice permettant de faire avancer l’enquête. Cela fit les gros titres des journaux pendant plusieurs semaines, et déclencha beaucoup de confessions spontanée ( plus d’une cinquantaine!), qui n’aboutirent jamais à l’arrestation du coupable.

La police interrogea de nombreux ex-petits amis et relations d’Elizabeth Short, en vain.

Peu après , la police reçu un mystèrieux paquet, ainsi qu’une lettre anomyme faite de lettres de journeaux découpée qui disait : « Here is Dahlia’s Belonging. Letter to Follow » ( “Voici les effets du Dahlia. Une lettre suivra”).
Le paquet contenait la carte de sécurité sociale de Beth, son certificat de naissance, un ticket de consigne de ses baggages restés à la gare, et de nombreuses photos d’elle accompagnée d’hommes en uniforme. Il contenait aussi un carnet d’addresse, dont certaines pages avait été arrachées. Les empreintes avaient été effacées, et cela ne fit guère avancer l’enquête. Le LAPD ne reçu jamais la lettre promise.

L’identité du tueur : les nombreuses théories

Le suspect n°1 du LAPD

Robert Manley, vendeurs, et ami d’Elizabeth Short.
Le 8 janvier, la veille du crime, il était venu la chercher chez des amis. Ils avaient passé la soirée ensemble, à faire le tour des bars et des night-clubs, puis la nuit dans un motel, lui dormant dans le lit, et elle sur un fauteuil. Le lendemain, il était allé la chercher au alentour de midi, après un rendez-vous de travail,et l’a déposé vers 18h30 au Biltmore Hotel, où elle avait rendez-vous avec sa soeur.

Manley et les employé de l’Hotel Biltmore sont les dernièeres personnes à avoir vu Elizabeth Short vivante.

Au detecteur de mensonges

La théorie de Ralph Asdel, détective au LAPD :

Un habitant de Crenshaw District affirma avoir vu, dans la nuit du 9 janvier, une voiture sur le terrain vague, la porte du coffre ouverte. A côté se tenait un grand homme mince d’une quarantaine d’année, qui s’enfuit quand le témoin refit le tour du pâté de maison, et passa pour la 2ème fois.
Asdel identifia l’homme, qui travaillait dans un restaurant du quartier. Il l’interrogea : l’homme venait juste de faire repeindre sa voiture. Asdel envoya un rapport à ses supérieurs. Sans suite.

La théorie du Profiler, John Douglas, FBI :

Un homme blanc, entre 20 et trente ans, non diplômé.
Il vit seul, c’est un travailleur manuel, et probablement habitué à manier un couteau et à voir du sang, comme un boucher ou un chasseur.
Il fréquente des prostitués, l’alcool le rend plus loquace et aggressif : il a probablement déjà un casier judiciaire.
C’est un homme angoissé, avec des problèmes financiers, peut-être a-t-il un handicap physique. Beth se serait moqué de lui, et, l’alcool aidant, cela l’aurait rendu fou furieux.
Il l’aurait mutilé et lacéré son visage dans un esprit de revanche.

La théorie de Janice Knowlton :

Comme elle le raconte dans son livre : ” Daddy was the Black Dahlia’s Killer”.
Janice Knowlton raconte ses souvenirs d’enfance : un père violent et incestueux, qui aurait eu une liaison avec Elizabeth Short, et l’aurait assassiné.

La théorie de Donald H. Wolf, journaliste :

Le journaliste reprend l’enquête et nous livre sa théorie dans le livre “The Black Dahlia Files: The Mob, the Mogul, and the Murder That Transfixed Los Angeles” : il relie le meurtre du dahlia Noir à Bugsy Siegel, personnage notable de la mafia hollywoodienne et Norman Chandler, patron du Los Angeles Times, de qui Beth short attendait un enfant.

La théorie d’ Aggie Underwood,journaliste à l’Herald-Express :

Beth Short avait fait la connaissance, à l’Hollywood Canteen, de Georgette Bauerdorf, avant que celle-ci ne soit assassinée. On l’a retrouvée morte dans sa baignoire.
Les services de police n’ont jamais put mettre la main sur l’un des homme avec qui Georgette Bauerdorf sortait :
grand et mince, boiteux.
Underwood trouvait des similitudes aux deux meurtres, mais le LAPD n’a pas jugé bon de suivre cette piste.
Sans doute sous la pression de la puissante famille Bauerdorf, et de Hearst, à qui appartenait le journal.

La théorie de John St-John, Officier de police, LAPD,et de John Gilmore, écrivain :

Un an environ après le meurtre, St-John appris, par John Gilmore,

qu’un certain Arnold Smith prétendais connaître le tueur :
Al Morrison, violent pervers sexuel. La version de Smith comportait beaucoup de détails réalistes, il avait également une photo de Beth Short. Il avait contacté John Gilmore, car il avait besoin d’argent, et besoin de parler ( John Gilmore avait déjà écrit plusieurs livres sur des tueurs).
Après enquête, St-John réalisa que Smith et Morrison n’était en fait qu’une seule et même personne, et qu’il était également suspecté par le département du Shériff de Los Angeles du meurtre de Georgette Bauerdorf. Son véritable nom était Jack Anderson Wilson, alcoolique notoire, plusieurs fois arrêté pour voie de fait. Il était grand et mince, et avait une jambe plus courte que l’autre.
Malheureusement, Wilson mourut dans l’incendie de son hôtel, avant que St-John puisse le rencontrer.


La théorie de Larry Harnisch :

Au cours de son enquête, Larry Harnisch a récupéré une photocopie du certificat de mariage de Virginia ( la soeur ainée de Beth), et de Adrian West, qui vivaient en Californie.
A la place de la signature du témoin, on peut lire : Barbara Lindgren, 3959 Norton Street. Une adresse à seulement un bloc du lieu du crime : une maison au nom de Ruth Bayley, la mère de Barbara Lindgren.
Son père est le Docteur Alonzo Bayley, éminent chirurgien. D’après Douglas (le profiler), le tueur avait un lien avec le quartier, et n’a pas choisi ce terrain vague pour y déposer le corps au hasard. Beth avait rencontré le Docteur Bayley par l’entremise de sa soeur, qui fréquentait la même congrégation que la famille du médecin.
N’ayant nulle part où aller, elle aurait pu, sortant du Biltmore, le retrouver à son cabinet, quelques blocs plus loin.
Le Docteur Bayley était en instance de divorce, ne travaillait plus que dans son petit cabinet privé, et souffrait de la maladie d’alzeimer. Selon ses proches, son caractère s’était beaucoup modifié. Il aurait pu tenter de séduire Beth, et elle l’aurait rejeté, comme elle rejetait tout les hommes.

Si l’affaire du Dahlia Noir est restée célèbre à Los Angeles et dans tout le reste des Etats-Unis, c’est sans doute parce que, comme celle de Jack l’éventreur en Angleterre, elle ne fut jamais résolue. Jusqu’aujourd’hui du moins, puisque Steve Hodel, plus de cinquante années après les faits, semble bien avoir trouvé le coupable, qui n’est autre que son père ! C’est à la mort de ce dernier, après avoir trouvé, à côté d’une photo de lui, deux clichés jusqu’alors inédits du Dahlia Noir, dans un petit album où son père ne rangeait que les images des personnes qui avaient le plus compté dans sa vie, que l’auteur de ce livre, ancien inspecteur du L.A.P.D. (la police de Los Angeles), intrigué, commença une enquête de trois années, établissant de façon presque certaine la culpabilité de son propre père : George Hodel. Si l’enquête menée par le fils est, en soi, des plus passionnantes, l’effrayante personnalité du père, que l’on découvre de page en page, l’est encore plus. George Hodel est un monstre de génie (on apprend d’ailleurs que son Q.I. était d’un point supérieur à celui d’Einstein). Lorsqu’il commet ses meurtres, car il en commit plusieurs (quelques dizaines, selon Steve Hodel), le tueur (en série, donc) a déjà plusieurs vies derrière lui : enfant, il fut un pianiste virtuose, connut Sergeï Rachmaninov, et fut choisi, à la place d’un adulte, pour donner un concert (il avait alors neuf ans) au L.A. Shrine Auditorium, à l’occasion du 14 juillet français. A quinze ans, mentant sur son âge, il fut chauffeur de taxi, ce qui, probablement, lui permit de nouer quelques liens avec la pègre locale. A la même époque, il fut également photo reporter, et couvrait essentiellement les affaires de meurtres, ce qui, selon toute vraisemblance, contribua beaucoup, vu son jeune âge, à installer dans son esprit le grand déséquilibre qui devait plus tard faire de lui un tueur. Vers vingt ans, il fut poète, édita une revue littéraire et se lia avec beaucoup d’artistes du moment. Entre autres langues, il parlait couramment le français, que lui avaient appris ses parents, des émigrés russes qui, entre eux, s’exprimaient dans cette langue. Il lisait Baudelaire et le marquis de Sade dans le texte. Il épousa, après plusieurs autres mariages, une femme (la mère de l’auteur du livre) qui avait d’abord été mariée à John Huston (avec qui George Hodel était très lié). Il fut également un grand ami de Man Ray, qui fit à de nombreuses reprises des photos de lui et de sa femme. John Huston, Man Ray et beaucoup d’autres personnes participaient aux parties de jambes en l’air que George Hodel organisait dans sa belle maison de Franklin avenue, à Hollywood. Après s’être détourné de la poésie, Hodel fit des études de médecine et se spécialisa dans les maladies vénériennes. Plus tard, il devint chirurgien. Il eut un moment, à titre honorifique, le grade de lieutenant général et porta un uniforme des Nations Unies, pour pouvoir traiter d’égal à égal avec des généraux nationalistes ou communistes, à une époque où il se trouvait en Chine, en tant que médecin de l’U.N.R.R.A, un organisme destiné à donner des soins médicaux aux populations ravagées par la guerre. Après cette courte carrière à l’étranger, il rentra à L.A. et ouvrit une clinique privée, dans laquelle il pratiquait clandestinement des avortements. C’est parce qu’il faisait partie d’un réseau d’avorteurs couvert par des membres importants du L.A.P.D., qui le protégeaient en échange de pots-de-vin, qu’il put quitter les Etats-Unis sans trop de difficultés quand les hommes enquêtant sur la mort du Dahlia Noir furent sur le point de l’arrêter. Après quoi, l’affaire fut étouffée. George Hodel continua sa vie à l’étranger, où il devint un homme d’affaire prospère. Des années plus tard, il revint s’installer aux Etats-Unis, où il mourut à plus de 90 ans (en 1999, je crois), libre. C’était un homme cultivé, élégant, collectionneur de femmes et d’art, mais un tyran domestique, assoiffé de sexe et, parfois, d’une violence terrifiante. Il y a, dans le Los Angeles des années 1950, et dans cet homme, quelque chose de la Renaissance.

George Hodel

Le meurtre du Dahlia Noir, dans toute son horreur, est étroitement lié à la culture et aux goûts artistiques de George Hodel. Il semble bien, à en croire l’auteur, que ce grand admirateur de l’œuvre de Man Ray s’inspira de deux photographies de ce dernier lorsqu’il exposa (c’est le cas de le dire), très en vue, dans la rue, le cadavre d’Elisabeth Short. Le corps avait été coupé en deux, de façon très sûre et très propre, comme seul un chirurgien peut faire, la lame du scalpel étant passée entre deux vertèbres, avec beaucoup de précision, sans laisser de marque dans l’os. La partie supérieure du cadavre paraît être une reproduction du Minotaure de Man Ray (1933). Les bras figurant les cornes sont disposés de la même caractéristique façon. Des lambeaux de peau ont été ôtés sous les seins, pour figurer les ombres de la photo. L’utérus a été enlevé ; peut-être est-ce un rappel de la grande ombre en forme de triangle se trouvant également sur la photo. Un large et repoussant sourire a été taillé dans la chair du visage, d’une oreille à l’autre. Selon Steve Hodel, ce sourire est une reproduction d’une autre œuvre de Man Ray, intitulée Les Amoureux, dans laquelle une vaste bouche se déploie dans le ciel. (Moins convaincant, mais possible.) Les photos du cadavre et celles de Man Ray portées au dossier que constitue l’auteur et présentées côte à côte sont particulièrement parlantes. La victime, avant de mourir, a subi des sévices proprement épouvantables,  dont certains sont les mêmes que dans Les 120 journées de Sodome. Par exemple, on lui a fait manger ses excréments, à moins que ce ne soient ceux du tueur. Et selon Steve Hodel, il est possible que la date où fut retrouvé le corps du Dahlia (le 15 janvier) ait à voir avec le récit de la quinzième journée du texte de Sade. Cette phrase, en particulier, semble hélas avoir beaucoup inspiré le tueur : « Il se retourne et, de ses doigts, enfonce autant qu’il peut dans le vagin entrouvert le sale excrément qu’il vient de déposer. »

Le Minotaure

Cette proximité de l’art et du meurtre est troublante. D’après Patricia Cornwell, qui a enquêté sur Jack l’éventreur, le tueur de Londres aussi était un artiste, un peintre assez connu des amateurs, un certain Sickert, qui mourut dans les années 1940. Comme Jack l’éventreur, le tueur du Dahlia Noir écrivit des lettres à la presse et à la police. Ces lettres sont d’ailleurs parmi les éléments de preuve les plus convaincants que soumet Steve Hodel à ses lecteurs : le tueur et George Hodel ont la même écriture, qui est d’une tenue particulièrement rare.

Et le temps : il y a quelque chose de vertigineux dans la pensée que Jack l’éventreur ait pu vivre jusque dans les années 1940 (autrement dit : jusqu’à l’époque où Hodel commettait ses meurtres) et le tueur du Dahlia jusque dans les années 1990. A un certain moment de son enquête, Steve Hodel est amené à interroger l’une des dernières personnes à avoir vu Elisabeth Short vivante : quelques heures avant sa mort, dans la nuit du 14 au 15 janvier 1947, cette dernière, qui se savait menacée par Hodel (qui était son amant, j’avais oublié de le dire ! et follement jaloux), avait abordé dans la rue, terrifiée, un agent de police, une femme encore vivante au moment de la rédaction du livre, et qui, à l’époque, s’était contentée de conduire la pauvre jeune fille à l’abri d’un bar fréquenté, d’où le Dahlia ressortit quelques instants plus tard, pour aller à la rencontre de son destin. Le fils du tueur s’adressait à la dernière personne encore en vie à avoir vu Elisabeth Short vivante.

Il n’y a pas de hasard. Si James Ellroy, dont je parlais tout à l’heure, a beaucoup écrit sur le Dahlia Noir, c’est parce que sa propre mère, Geneva Ellroy, fut assassinée quand il n’avait que dix ans, en 1958, et que les meurtres de ces deux femmes, meurtres non résolus dans chaque cas, se ressemblaient tellement que, dans son esprit, parler du Dahlia Noir, cela revenait à parler de sa mère. Or voilà que quarante ans après les faits, Steve Hodel démontre que, très vraisemblablement, à cause de plusieurs éléments, dont le modus operandi, Geneva Ellroy a été assassinée, soit par George Hodel lui-même, pendant l’une de ses escales à L.A. (où il lui arrivait, depuis sa fuite à l’étranger, de revenir, pour affaires) ; soit par son complice, dont je n’ai pas parlé ici, parce que tout est déjà bien assez compliqué comme cela ; soit par les deux. Non, il n’y a vraiment pas de hasard. Et la réalité peut aller bien plus loin que la fiction ! Maintenant, j’ai très envie de relire le Dahlia d’Ellroy.

Mais qui sait, peut-être que tout cela n’est que la mystification d’un fils voulant régler ses comptes avec son père, fraîchement rendu ad patres…

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Reynald
Reynald
J'ai crée ce site en 2006 car j'étais un passionné de paranormal et je voulais partager ma passion avec les gens qui ont la même passion. Cela fait maintenant 14 ans que le site est ouvert et qu'il regroupe a peu pres tout ce qui touche le paranormal. Bonne lecture.
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