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OVNI : AUTOPSIE DE L’ALIEN : FIN DE LA PARTIE – NOTE SUR LES “REVELATIONS” DE SANTILLI ET MELARIS par GILDAS BOURDAIS

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Une des séquences du film de l’autopsie de “l’Alien”
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Le producteur Anglais Ray Santilli
(Copyright Philip Mantle) 

 

Le sculpteur Anglais John Humpreys
Le Magicien Spyros Melaris
(Copyright Philip Mantle)
Le Producteur de films vidéos Keith Bateman
Publicité du Daily Sun

L’ufologue britannique Philip Mantle est l’un des meilleurs connaisseurs de l’affaire, très embrouillée, du film de l’autopsie supposée d’un « extraterrestre de Roswell », divulgué à Londres en 1995, par le petit producteur de musique Ray Santilli. Mantle vient de relancer encore une fois, fin 2007, cette histoire en présentant les « révélations » d’un magicien britannique, Spyros Melaris, qui affirme avoir tourné ce film pour le compte de Santilli, en 1995. Pour lui, pas de doute, nous détenons enfin toute la vérité, explique-t-il dans un article publié sur Internet : « L’autopsie d’un alien – Fin de la partie. Le diable est dans les détails – L’histoire de Spyros Melaris » (Alien Autopsy – Game Over. The devil is in the detail – The Spyros Melaris Story).

Merci à Christophe Grelet pour la traduction de cet article, sur son blog.
Rappelons brièvement que Ray Santilli avait dit, en 1995, qu’il avait acheté à un vieux caméraman américain des bobines de ce film, qu’il avait tourné en 1947 lors du crash de Roswell, pour l’armée américaine, et dont il avait gardé des copies en secret. Ce film, diffusé à l’automne 1995 par plus de quarante télévisions dans le monde entier (en France par TF1 voir ci dessous.), avait provoqué un débat virulent, la grande majorité des observateurs le considérant comme un canular monté par Santilli pour faire de l’argent.

Partie 1

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Partie 2

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Partie 3

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Partie 4

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Partie 5

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Santilli a effectivement gagné beaucoup d’argent en vendant les droits aux télévisions, et il y a beaucoup de raisons de douter fortement de son authenticité, qu’il serait trop long de détailler ici. On en trouvera un exposé détaillé dans mon livre Roswell. Enquêtes, secret et désinformation (JMG, 2000) qui explore en outre l’hypothèse d’une opération de désinformation. Soulignons seulement qu’il n’a jamais montré le moindre bout de pellicule du film pour datation et authentification, contrairement à ce qu’il a fait croire à l’époque. Mais quelques ufologues, dont Philip Mantle qui avait présenté le film dès le mois d’août 1995 à la conférence ufologique du BUFORA, ont continué à y croire, malgré tout. En 2002, il a commencé cependant à prendre un peu ses distances. Dans un entretien publié par la revue britannique UFO Magazine (février 2002), Mantle, s’il reconnaissait que Santilli avait beaucoup menti, il citait en revanche des témoins révélant qu’ils avaient vu ce film, ou un film analogue, dans des archives américaines bien avant son apparition. Le mystère semblait ainsi s’épaissir ! Il conclut alors qu’il y avait deux possibilités : c’est bien un « alien », ou c’est une expérience biologique d’essai d’arme secrète…

Les révélations de Santilli en 2006.

En 2006, Ray Santilli est « passé aux aveux » en révélant, dans un documentaire britannique de la chaîne Sky One TVEamon investigates – Alien Autopsy», diffusé le 4 avril 2006), que, s’il avait bien acheté ce film au caméraman (qui le lui avait montré initialement en 1993), celui-ci voulait beaucoup d’argent ( Santilli a cité à Mantle le chiffre de 150 000 $, mais aurait aussi cité le montant de 100 000 $), et il n’avait pu le payer qu’en novembre 1994 grâce à son associé allemand Volker Spielberg. Or, a expliqué Santilli, lorsqu’il avait enfin reçu le film, il s’était terriblement détérioré (« oxydé ») et il ne restait plus que 5 % de film exploitable ! Notons au passage qu’une détérioration aussi rapide paraît peu crédible aux experts. Quoi qu’il en soit, Santilli dit qu’il a eu alors l’idée de le « reconstruire », c’est-à-dire de le re-filmer, à partir des images restantes (lesquelles sont incorporées, dit-il, dans le film final, mais il ne peut dire ou, exactement !). Pour fabriquer un cadavre (qui devait être rigoureusement identique, si l’on veut croire son histoire), Il avait embauché le sculpteur John Humphreys, lequel appuie ses dires dans le documentaire de Sky one. On peut encore visionner cette enquête de Sky One sur Internet.

Beaucoup d’observateurs ont alors admis ces curieuses « révélations » de Santilli, et se sont empressés de déclarer l’affaire enfin close. Philip Mantle, en revanche, a déclaré qu’il ne croyait plus un mot de Santilli, et que le film du caméraman n’avait jamais existé. En fait, il a bien accepté les explications de Humphreys comme étant l’auteur du mannequin. Un petit nombre d’observateurs, dont je suis, se sont bornés à estimer que Santilli n’avait pas apporté de preuves solides de ses allégations. Par exemple, il n’a toujours pas fourni un seul morceau du film pour examen (pas plus du « vrai » que du « faux »), ni aucune photo de la fabrication du cadavre et du tournage. Une bonne photo de l’équipe, autour du cadavre, aurait pourtant été assez convaincante, mais rien de tel n’a été fourni. Pendant que Humphreys parle, le film de Sky One montre des images du film de 1995, ce qui ne prouve rien, évidemment, et seulement trois petites images d’un cadavre qui ne sont en fait que des dessins ne ressemblant même pas à celui du film.

Tout, dans ce film, donne l’impression que Santilli et ses « complices », son partenaire Shoeffield et le sculpteur Humphreys, se moquent des spectateurs. Par exemple, Santilli dit qu’ils ont tourné le film dans un petit appartement (« à small flat ») du nord de Londres. On voit les trois compères déambuler dans une rue, et ils disent avec un petit sourire en coin que ça devait être par là, mais ils ne savent plus ou exactement ! Pour la fabrication du cadavre, Humphreys raconte qu’il avait mis environ trois semaines et demie pour fabriquer le cadavre, ce qui parait plausible. Mais il raconte ensuite qu’il a fabriqué la grosse blessure à la cuisse avec des os apparents, en achetant des os-de-mouton à un boucher de son quartier. Celui-ci, filmé à son étal, le confirme, mais il est permis d’en douter en comparant les os qu’il exhibe avec les images du film. Même remarque pour la fabrication du cerveau avec de la cervelle de mouton.

Entendons-nous bien : Je ne suggère pas que le cadavre soit celui d’un véritable extraterrestre, mais je voudrais simplement souligner quelques points très douteux de leur histoire. Mais voici que se produit un nouveau rebondissement, en 2007 : va-t-on enfin tout savoir ?

Les révélations de Spyros Melaris en 2007. 

C’est encore Philip Mantle qui a annoncé, au cours de l’été 2007, qu’un nouvel acteur, Spyros Melaris, allait enfin révéler la vérité. Invité le 21 octobre à une conférence de la revue UFO Data Magazine, ce Melaris, magicien professionnel, a raconté que c’était lui qui avait tourné ce film de l’autopsie, et non pas Santilli. Celui-ci lui en avait passé commande au début de 1995, pour la somme de 30 000 Livres, mais il ne lui en avait payé que 10 000, et il allait lui faire un procès pour récupérer son dû. Voyons cela de plus près.

Melaris a-t-il fourni des preuves solides de son histoire ? Pour le moment, en ce début d’année 2008, nous devons nous contenter d’un entretien avec Mantle, et l’on attend une fois de plus de vraies preuves. Mantle raconte que Melaris lui a montré toute une documentation, mais il doit avouer qu’il n’y a vu aucun document probant. Il a annoncé en décembre 2007 que Melaris et lui allaient faire ensemble une nouvelle présentation, cette fois aux Etats-Unis, à la conférence internationale de Laughlin, dans le Nevada, en février 2008. En outre, Melaris va publier un livre et un DVD, où tout sera expliqué en détail. Va-t-il enfin fournir de vraies preuves ?

Pour ma part, j’ai déjà réagi, sur la liste « UFO Updates » où Mantle venait de faire cette annonce. J’ai demandé que soient diffusées, tout simplement, quelques photos de l’équipe sur le lieu de tournage, autour de la table d’autopsie avec le cadavre dessus (le « vrai », celui du film !), mais Mantle (qui me connait pourtant) n’a pas répondu. Et quelqu’un, sur cette liste, a même trouvé ma demande un peu ridicule (« silly »). Ce n’est pas mon avis. Remarquons au passage qu’il y a beaucoup d’argent en jeu. Si Melaris peut prouver vraiment qu’il a bien tourné ce film (et il le devra s’il fait un procès), non seulement il pourra réclamer à Santilli l’argent que celui-ci lui doit toujours (dont, selon Melaris, 33 % des recettes !), mais toutes les télévisons qui avaient acheté ce film très cher pourront alors, j’imagine, attaquer Santilli pour escroquerie ! Et Melaris aussi, s’il est prouvé qu’il avait un accord de partage des droits, ce qui ferait de lui un complice : à sa place, j’y réfléchirais sérieusement… Ce n’est pas seulement une petite querelle « idiote » entre ufologues. Notons que, jusqu’à présent, Santilli reste silencieux face à ces allégations. En attendant que soit fournie une preuve de cette qualité, essayons cependant d’évaluer quelques éléments de cette nouvelle révélation.

Melaris dit que, lors d’une première rencontre à Cannes, au Midem, fin 1994, Santilli lui avait proposé de faire un documentaire autour du film de l’autopsie d’un « alien » qu’il avait acheté aux Etats-Unis. Melaris avait revu Santilli à Londres en janvier 2005, et là, celui-ci était catastrophé car il avait découvert que le film qu’il avait acheté ne valait rien ! Il lui a alors montré une séquence très particulière, surnommée la « séquence de la tente » (en anglais, « tent footage »), scène tournée dans la pénombre et où l’on ne voit pas grand-chose, qui a fait surface au cours de l’été 1995, en marge du film de l’autopsie proprement dit. On peut d’abord s’interroger sur la naïveté de Santilli qui, si l’on comprend bien, avait acheté cette petite « séquence de la tente » pour 150 000 $ sans vraiment le regarder ! Mais l’histoire se corse car nous savons, depuis 1999, qui a tourné ce film : ce sont des « amis » de Santilli qui lui ont fait une bonne blague, en 1994-95, en montant ce canular !

Le canular du « Tent footage »

C’est le journal britannique The Mail on Sunday (édition dominicale du Daily Mail) qui a publié, le 17 janvier 1999, les révélations des auteurs de cette « séquence de la tente », qui avait intrigué tout le monde en 1995. Ce sont deux producteurs de films vidéo de la compagnie AK Music, Keith Bateman et Andy Price-Watts. Selon eux, ils avaient été approchés au cours de l’été 1994 par Ray Santilli, qu’ils connaissaient depuis plusieurs années.

Santilli leur avait proposé de tenter d’améliorer une vidéo étrange, de mauvaise qualité, de l’autopsie d’un « alien » qu’il s’était procurée : c’était bien le film que nous avons tous vu. Ils essayèrent mais n’y parvinrent pas. Un peu plus tard, ils eurent l’idée d’en faire un autre de leur cru, à l’insu de Santilli. Ils réalisèrent un petit film avec peu de moyens, dans une grange du village de Ridgmont, dans le Bedfordshire. C’était le propre fils d’Andy Price-Watts, qui avait fait le cadavre ! C’était tourné dans la pénombre, et en plus ils s’étaient appliqués à produire une image de très mauvaise qualité. Ils voulaient faire croire que c’était un tournage de fortune réalisé sur le terrain, sous une tente près de la soucoupe écrasée de Roswell, d’où le surnom qui lui avait été donné de « Tent footage », la « séquence de la tente ». Ils avaient alors proposé leur petit film à Santilli, qui leur avait dit qu’il ne pouvait pas s’en servir, tellement c’était mauvais. Or il s’en est quand même servi. Dès le début de 1995, l’existence d’un film d’autopsie a été mentionnée publiquement, pour la première fois par le chanteur Reg Presley, ami de Santilli, à qui il l’avait montré et il a bien parlé de ce « tent footage », à la grande surprise de ses auteurs. En mars 2005, Santilli a commencé à montrer cette séquence de la tente à quelques personnes, dont Philip Mantle, et c’est seulement fin avril, qu’il a commencé à montrer le « vrai » film de l’autopsie, que tout le monde a pu voir ensuite. Santilli n’a pas publié la séquence de la tente – ce sont les auteurs qui l’ont fait un peu plus tard – mais il a continué à raconter à plusieurs ufologues qu’il avait bien acheté cette séquence au caméraman américain. Ce n’est que l’un de ses nombreux mensonges et entourloupes.

Autres questions sur Melaris.

Revenons maintenant aux révélations de Spyros Melaris : il est clair qu’elles ne collent pas du tout avec celles de Bateman et Price-Watts. Qui ment, qui dit la vérité ? Le récit de ceux-ci a été vérifié et confirmé. Personne ne l’a contesté, jusqu’à présent. Mais alors, le récit de Melaris s’effondre. Il affirme notamment que Santilli ne lui a jamais montré le film du caméraman que nous connaissons car il n’existait pas. Il lui aurait montré uniquement la séquence de la tente, à lui et au sculpteur Humphreys, et c’est à partir de ces mauvaises images qu’ils auraient travaillé tous les deux, pour fabriquer le cadavre et tourner le film rapidement. Le moins que l’on puisse dire, c’est que, s’ils disent la vérité, ils ont alors fabriqué, en peu de temps, un film totalement original, n’ayant rien à voir avec cette « séquence de la tente ». Mais ils ont fait encore plus fort. Après avoir tourné une première version, la compagne de Melaris (ex-amie dont on ne connait que le pseudonyme « Geraldine ») qui avait rassemblé la documentation, s’est aperçue d’une erreur de procédure médicale, et il a fallu tout recommencer, avec un nouveau cadavre que Humphreys a fabriqué en un rien de temps, « le lendemain même » (« the very next day ») ! Mais il a un peu raté son coup car il s’était formé une grosse bulle dans la jambe droite, lors du moulage de la mousse plastique. Ils ont alors eu l’idée d’en faire une énorme blessure ouverte, avec des os-de-mouton. Quelle rapidité, quelle habileté ! Rappelons que Humpreys disait, dans la version Santilli 2006, qu’il avait mis trois semaines et demie à fabriquer le cadavre.

Pourquoi ce nouvel avatar du cadavre, à refaire en vitesse ? Parce qu’il fallait expliquer l’existence de deux autopsies. L’une avec blessure à la jambe, montrée pour la première fois le 5 mai à Londres, celle qui a été ensuite diffusée ; L’autre, sans blessure, que seuls quelques invités sélectionnée ont vu (dont Philip Mantle), une semaine avant. Quelques images de cette « seconde autopsie » ont quand même circulé, lors de congrès ufologiques (je l’ai vu à Brasilia en décembre 1997) et sur internet. Autre surprise : ce n’est plus dans un petit appartement du nord de Londres que le film a été tourné, mais dans une grande maison du quartier de Camden, propriété de l’amie « Géraldine ». C’est dans les beaux quartiers de l’ouest de Londres. J’ai bien peur qu’il soit également difficile de faire la visite.

Voici encore une drôle de révélation. Melaris raconte qu’ils sont allés enquêter à Roswell pour coller le mieux possible à l’histoire de l’accident d’un ovni près de cette ville du Nouveau-Mexique. Pourquoi donc n’ont -ils pas copié les descriptions de cadavres qui circulaient alors (Glenn Dennis, Frank Kaufmann), et qu’ils auraient pu se procurer facilement au musée de Roswell ? Leur cadavre, avec son gros ventre et ses six doigts, est très différent. Melaris dit même avoir survolé les environs et donne le nom du pilote, Rodney Corn. Renseignement pris, ce pilote existe bien à Roswell, mais il ne se souvient pas de leur visite. Mais l’histoire se corse, là aussi, car, selon Melaris, c’est grâce à cette étude du terrain qu’ils ont pu repérer le site du crash, près de Roswell. Or il y a un petit problème. Santilli avait bien communiqué au cours de l’été 1995 un croquis des lieux, censé avoir été dessiné par le caméraman, mais il s’agit d’un lieu beaucoup plus éloigné, dans les montages à l’ouest de la ville de Socorro et de la vallée du Rio Grande ! Voici encore un autre détail qui ne colle pas du tout avec l’histoire de Melaris : selon Carl Nagaitis, coauteur d’un livre avec Philip Mantle (Without Consent), Santilli avait parlé à Mantle du film de l’autopsie dès 1993 (cité par l’ufologue James Easton dans un message sur UFO Updates du 14 janvier 1999). Qui croire ? Pour l’heure, attendons une preuve sérieuse de toutes ces allégations contradictoires.

Copyright Gildas Bourdais – Janvier 2008

Pour plus de renseignements : Philip Mantle ou Beyond Roswell

 

 

 

OVNI : AUTOPSIE DE L’ALIEN : LA PARTIE EST TERMINEE – DES DETAILS BIEN EMBARRASSANTS : L’HISTOIRE DE SPYROS MELARIS – PAR PHILIP MANTLE

SPYROS MELARIS LORS DE SA PREMIERE DECLARATION PUBLIQUE
LE 21 OCTOBRE 2007 A LA CONFERENCE DU MAGAZINE UFO DATA
(COPYRIGHT PHILIP MANTLE)
 

PHILIP MANTLE ET SPYROS MELARIS
(COPYRIGHT PHILIP MANTLE)

SPYROS MELARIS LORS DE SON INTERVIEW PAR PHILIP MANTLE
(COPYRIGHT PHILIP MANTLE)

SPYROS MELARIS MONTRANT DEUX DES NOMBREUX DESSINS QU’IL A FAIT ET QUI ONT SERVI DE STORY-BOARD POUR LE FILM DE L’AUTOPSIE DE “L’ALIEN”
(COPYRIGHT PHILIP MANTLE)

CRAYONNES ORIGINAUX QUI ONT SERVI A LA CONCEPTION DE LA CREATURE “ALIEN” PAR SPYROS MELARIS
(COPYRIGHT SPYROS MELARIS)

LE SCULPTEUR BRITANNIQUE JOHN HUMPHREYS – L’HOMME QUI A CONCU LA FAUSSE CREATURE “ALIEN” 

 

Ce fut en 1993 que j’ai été contacté pour la première fois par l’homme d’affaire Londonien, Ray Santilli. Ce fut en 1995 que le fameux film controversé de « l’autopsie de l’alien » de Santilli, fut diffusé dans le monde entier. J’ai abordé à de nombreuses reprises, les évènements entourant ce film dans de nombreuses publications de par le monde et dans mon livre « ALIEN AUTOPSY INQUEST » donc pardonnez-moi si je ne reviens pas dessus ici.

Le 22 juin 2007 j’ai pris le train jusqu’à Londres pour rencontrer Ray Santilli et son partenaire d’affaire Gary Shoefield. Nous avons pris ensemble un agréable déjeuner et Ray Santilli m’a montré quelques images du film contenu dans un matériau du type perspex. Santilli a prétendu qu’elles étaient les images d’origine (1947), du film de l’autopsie de l’alien. Comme elles ne présentaient aucun cachet officiel ou n’avaient été authentifiées par personne, elles étaient donc inutilisables.

Deux jours avant cette rencontre, mon ami et collègue Russel Callaghan, éditeur du magazine « UFO DATA », reçut un appel téléphonique d’un homme du nom de Spyros Melaris. Cet homme prétendait qu’il avait dirigé l’équipe qui avait falsifié tout le film de l’autopsie de l’alien. C’était un magicien et cinéaste et il était prêt désormais à vendre la mèche. Il fournit à Russel un résumé point par point sur les tenants et les aboutissants de toute l’histoire. À cause de mon implication dans cette affaire, Russel me téléphona aussitôt. Je pus bientôt m’entretenir avec Spyros Melaris lui-même et il me racontât les choses plus en détails. Durant les semaines suivantes j’ai eu plusieurs conversations téléphoniques avec Spyros Melaris et à sa demande, je le mis en contact également avec le producteur américain de télé Robert (Bob) Kiviat. Spyros considérait que c’était la meilleure façon de rendre son histoire publique, de plus, il projetait d’écrire un livre et estimait qu’un documentaire télé pouvait être aussi une bonne idée.

En compagnie de mes collègues Russel Callaghan, Michael Buckley et Steve Johnston, j’organise la conférence annuelle d’UFO DATA. Ainsi, pour l’année 2007, c’était Roswell qui était à l’honneur et ceci afin de commémorer le 60e anniversaire de ” l’incident “. Mes collègues et moi étions d’accord pour demander à Spyros Melaris de faire à notre conférence sa première déclaration publique sur cette affaire et finalement il accepta. La conférence elle-même fut tenue durant le week-end du 20 au 21 octobre 2007 à Pontefract, West Yorkshire. Un public assez nombreux était venu pour voir Spyros faire sa déclaration le samedi 21. Je l’avais rencontré en personne pour la première fois la nuit précédente à l’hôtel et j’avais pris de vagues dispositions pour l’interroger dans les règles, chez lui, un peu plus tard dans l’année. Comme promis, Spyros raconta pour la première fois dans une conférence sa participation dans la conception du film de l’autopsie de “l’alien”. Un petit nombre de personnes dans le public furent assez déçues d’apprendre cela mais dans son immense majorité, l’auditoire été fasciné par ce qu’il venait d’entendre.

J’avais convenu ensuite d’un rendez-vous avec lui le 16 novembre et c’est ainsi qu’avec ma compagne Christine, nous nous sommes rendus chez lui dans le Hertfordshire. Avant que ne débuta l’interrogatoire formel enregistré sur bande, nous prîmes un déjeuner avec Spyros et sa ravissante épouse Anne.

Durant le déjeuner Spyros nous montra quelques-unes des preuves écrites qu’il possédait pour soutenir ses déclarations. Celles-ci incluaient son agenda de 1995, des croquis à la main de l’alien, une liste complète d’images du story-board peintes à la main de tout le film de l’autopsie, des messages originaux par fax de chez Kodak aux USA fournissant des copies d’étiquettes de boites métalliques à bobines de 1947, et un gros portfolio de matériel d’étude. Celui-ci consistait principalement en des photos d’époque (années 1940) de véhicules militaires américains et en des photos médicales d’époque, toujours de l’armée américaine. L’interrogatoire lui-même dura autour de deux heures et nous n’abordâmes seulement que le haut de l’iceberg. On peut trouver d’ailleurs l’interview complète sur notre site internet (rubrique Alien Autopsy Information)

J’aimerais remercier à ce propos mon collègue Steve Johnston pour avoir transcrit entièrement cette interview. Ce qui suit est fondé en partie dessus.

Qui est Spyros Melaris ?

Comme pourrait le laisser supposer son nom, Spyros est originaire de Chypre. Alors qu’il était enfant, son grand-père lui apprit un tour de magie et son amour pour cette discipline était né. Son autre passion lorsqu’il grandit au Royaume-Uni fut la conception de films. À l’école, il lança devant son responsable d’orientation qu’il voulait être acteur mais on l’en dissuada. Un métier normal était ce qu’il devait avoir. Donc il adopta un métier convenable et après avoir quitté l’école, il devint apprenti mécanicien. Finalement, son amour pour la magie et la réalisation de films reprit le dessus et il devint à la fin un magicien et un cinéaste. Il possède désormais son propre studio de télévision et réalise des émissions de télé pour toutes les chaînes importantes au Royaume-Uni ainsi que pour des compagnies de production indépendantes. En résumé et selon ses propres termes : Nous réalisons des programmes pour « quiconque nous embauche. »

Comment a-t’il rencontré Ray Santilli.

En janvier 1995 il devait assister à l’événement de l’industrie musicale du MIDEM à Cannes en France. Il avait avec lui une équipe de tournage et avait du temps de libre donc il démarcha par fax, quatre compagnies de production qu’il choisit au hasard dans un annuaire des médias. Il leur demandait avant tout si elles voulaient l’engager avec son équipe pendant qu’ils se trouvaient à Cannes. Il se trouva qu’une d’entre elles était le Merlin Group propriété de Ray Santilli. Spyros et Ray Santilli eurent quelques conversations au téléphone mais ne se sont pas rencontrés et ils convinrent d’une rencontre à Cannes. Par un hasard absolu ils se cognèrent l’un contre l’autre à un restaurant et ce fut là que Ray Santilli mentionna à Spyros Melaris pour la première fois qu’il avait acquis la séquence filmée d’un alien. En retenant un sourire, Spyros demanda à Santilli s’il était sérieux et ce dernier répondit que oui, en outre, il voulait que Spyros réalise un film documentaire à partir de cette séquence. Ils acceptèrent finalement de se rencontrer au bureau de Ray Santilli à Londres. Quelques jours plus tard, Spyros vint à ce rendez-vous. Il trouva là un Ray Santilli presque affolé qui lui raconta qu’il avait acheté ce film mais qu’il était d’une qualité très médiocre. On montra à Spyros ce qui fut connu par la suite comme la « séquence de la tente ». Il reconnut immédiatement une scène ayant été tournée avec une caméra vidéo. La cassette qu’on lui a montrée était au format VHS.
Santilli sembla surpris qu’il l’ait si rapidement reconnue comme ayant été filmée par vidéo et il réalisa que la partie était terminée. Encore selon les propres termes de Spyros, « J’ai parfaitement compris à qui j’avais à faire. Il a réalisé qu’il était cuit. Quand la rencontre se termina. J’ai jugé que le type était fou. Il essayait de jouer un mauvais tour. J’ai estimé que c’était terminé à cet instant. »

Donc comment est venue l’idée d’un film truqué.

Melaris rencontra son ami et collègue John Humphreys. Ce dernier était un sculpteur formé à la Royal Academy dont le travail avait quelques fois empiété dans les effets spéciaux au cinéma et à la télévision. Melaris et Humphreys s’étaient connus il y avait de nombreuses années et avaient travaillé ensemble sur un certain nombre de projets dans le passé. Melaris a simplement proposé l’idée à Humphreys, « John, avez-vous envie de sculpter un alien ? » Melaris mentionna à Humphreys sa rencontre avec Santilli et présenta en fait l’idée de le réaliser. Ils discutèrent de choses d’un point de vue légal et comment ça pourrait les aider à entamer d’autres projets, Hollywood même. L’idée était de le réaliser, de le diffuser au monde et puis de réaliser une seconde émission peu après montrant comment ils l’avaient conçu. Humphreys accepta et Melaris soumit l’idée à Santilli. Ce dernier sembla presque soulager et puis il accepta. Le budget mis en avant par Melaris était de 30 000 livres Sterling environ et ce fut le partenaire d’affaire et ami de Santilli, Volker Spielberg qui fournit l’argent. Le financement était en place, les contrats et un accord de confidentialité ont été signés et c’est ainsi que l’affaire fût lancée.

L’équipe derrière la conception du film.

Tout d’abord il y avait Spyros Melaris. Il a conçu et dirigé le film, il a dirigé, donné les instructions et payé le reste de l’équipe, il a réalisé la table d’autopsie avec beaucoup des autres accessoires, il réalisa aussi les « combinaisons anticontamination » et se procura aussi les accessoires et les caméras. Le chercheur principal derrière tout cela était alors la petite amie de Spyros, Géraldine. Elle a été celle qui a compulsé les livres médicaux, a discuté avec des chirurgiens et des pathologistes et elle a même joué le rôle de l’infirmière dans le film. Géraldine n’est pas son vrai nom étant donné qu’elle désirait garder l’anonymat. John Humphreys réalisa bien sûr les corps de l’alien. Le moule a été réalisé à partir du corps du fils de dix ans de John qui était plutôt grand. En tant que sculpteur compétant, Humphreys avait aussi étudié l’anatomie et il fut donc l’homme qui joua le chirurgien dans le film. Greg Simmons était un autre ami de Spyros. On l’a aperçu occasionnellement dans le film dans une des combinaisons anticontamination et il joua aussi le rôle du soldat dans la séquence des débris. Gareth Watson, un collègue de Santilli et de Shoefield fut l’homme en masque chirurgical derrière la vitre, et même le frère de Spyros fût également de la partie. Le décor a été bâti dans la maison de Géraldine à Camden à Londres. On était en train de transformer la propriété en trois appartements à l’époque et par conséquent, elle était libre. On s’est procuré les accessoires chez quelqu’un que connaissait Spyros aux USA. On ne lui a pas dit à quoi ils étaient destinés et on les commanda séparément et les fit livrer à des adresses différentes afin de ne pas éveiller le soupçon. Spyros se procura les caméras, une achetée et une empruntée à un ami.

Pourquoi y a-t-il deux films séparés de l’autopsie.

Selon Spyros le premier film de « l’autopsie de l’alien » se passa pratiquement comme prévu. Mais en le terminant Géraldine constata que quelques-unes des procédures médicales n’étaient pas correctes. Ils ont dû réaliser en conséquence une autre créature et en filmer une autre. Santilli était apparemment prêt à tout laissé tomber à ce niveau étant donné qu’il n’y avait plus assez d’argent dans le budget pour faire un second film. Ils persévérèrent et réalisèrent un autre aux frais de Spyros le jour suivant. Celui-ci aussi ne se passa pas sans problème. La mousse de latex utilisée pour remplir le mannequin n’avait pas bien marché et une bulle d’air avait laissé un espace creux dans la jambe de la créature. Spyros envoya Humphreys chez les bouchers locaux pour se procurer l’articulation de la jambe d’un mouton.

Elle fut insérée dans la partie creuse dans la jambe droite de l’alien, on ajouta quelques autres petites choses, la surface de la jambe fut légèrement brûlée avec un chalumeau et voici vite fait, la blessure sur la jambe. Quelques-uns des organes internes furent confectionnés par Melaris, et l’on utilisa aussi des organes d’animaux pour les entrailles de l’alien, bien que modifiés et recouverts de latex. Le cerveau de l’alien a en fait été réalisé à partir de trois cerveaux de mouton et de la partie du cerveau d’un cochon scellée dans de la gélatine. Voici comment ils sont parvenus à deux films séparés de l’autopsie dont un fut diffusé dans son intégralité, tandis que le second, ne fut diffusé que partiellement.

L’épave et les poutres en I.

Celles-ci ont toutes été conçues par Spyros lui-même. À la conférence d’UFO DATA d’octobre 2007, Spyros me montra comment il avait conçu « l’écriture » dessus et ce que ça disait. L’épave a alors été confectionnée par John Humphreys, Spyros et son frère Peter. Il m’a affirmé qu’il s’est fondé sur un lettrage grecque, un peu de lignes égyptiennes antiques et de la liberté artistique. Sur la grosse poutre principale, si on traduit correctement on lit « FREEDOM ». Spyros a estimé que c’était un nom approprié pour un vaisseau spatial alien. En concevant les lettres qui constituaient le mot « FREEDOM », Spyros a constaté que si on mettait le mot à l’envers, on pouvait discerner le mot « VIDEO ». Il ajusta quelques-unes des lettres pour faciliter le tout, ainsi l’œuvre n’était pas dénuée d’un certain humour.

L’interview en vidéo du caméraman.

Selon Melaris, Ray Santilli avait subi un certain nombre de pressions de la part de diverses personnes afin de préparer une interview avec le caméraman fictif à qui soi-disant il avait acheté le film. Bien sûr, selon Melaris, cette personne n’existait pas, donc il suggéra l’idée de créer cet aspect de l’affaire de toutes pièces. Le scénario de base raconte que Melaris s’est envolé pour Los Angeles et a rencontré le partenaire de Santilli, Gary Shoefield. Melaris voulait trouver un vagabond de quatre-vingts ans dans les rues de Los Angeles, le payer quelques centaines de dollars, le mettre devant une caméra et lui demander de lire à partir d’un script. Santilli et Shoefield furent nerveux à cette idée et pas certains qu’elle marcherait mais Spyros finit par les convaincre et il se lança. Il trouva un vieux type vivant à la dure dans la rue, lui proposa 500 dollars et une nuit à l’hôtel et il accepta. Là, encore, par un heureux hasard, le gars en question, avait été il y a de nombreuses années un acteur.

Melaris prit son nom et le titre d’un film dans lequel il était apparu. Ces détails seront publiés dans son livre. Il le nettoya, le rasa, ajouta un peu de maquillage et de faux nez et menton prothétiques et le boulot était fait. L’homme lui-même ne savait pas ce qu’il lisait ni où ça allait être utilisé. Il y avait peu de chance non plus qu’il verrait la diffusion. Personne ne le reconnaîtrait dans mille ans. Et ils ne l’ont jamais reconnu. Ce film fut livré en personne à New York au producteur américain de télé Bob Kiviat par Gary Shoefield et un homme prétendant être le fils du caméraman. Finalement le film en question ne fut diffusé à la télé qu’au Japon et à partir de là il fut copié et distribué à des ufologues de par le monde. Cette farce a fonctionné, personne n’identifia l’homme en question, et Melaris déclare qu’il était le seul responsable de cela.

Le site du crash.

Il y a un certain nombre de personnes qui croit que le film de l’autopsie de l’alien est authentique, pas en raison du film lui-même mais à cause du site du crash. Ray Santilli a publié des détails, sur son soi-disant cameraman ainsi que sur la date et l’endroit dans le désert où ce serait produit cet incident. Comment en est-on arrivé là ?

Bien, selon Spyros, cela fut assez simple. En 1995 il s’envola pour Roswell. Là il interrogea de nombreuses personnes vivant sur place comme Loretta Proctor. Cette Dernière était la voisine du fermier Mac Brazel et c’est elle qui aurait suggéré que Mac ait emporté en ville quelques-uns des débris de l’OVNI après qu’il l’ait découvert. Spyros rencontra et engagea aussi un pilote privé, Rodney Corn. Il demanda à Corn de lui faire survoler le site du crash de l’OVNI, à quoi il répondit « lequel ? » Il y avait en fait trois sites similaires au moins. Spyros survola alors les trois, en filmant au fur et à mesure. Rodney Corn fut capable de montrer à Spyros beaucoup de choses vu du ciel, tout au moins plus de choses que ce qui aurait été possible à pied. Cela incluait des petites routes de terre et des points de repère oubliés depuis longtemps. Avant que ne se déroulât l’interview, Spyros m’a aussi informé qu’il s’était procuré des cartes anciennes et nouvelles du secteur. On passa toutes ces informations à Ray Santilli et ce fut lui, et non Spyros, qui combina tout ensuite pour trouver un lieu propice pour le site d’un crash qui n’était pas connu.

Le projet grandiose.

J’ai demandé à Spyros quel était ce projet grandiose. La recherche était terminée, le film avait été réalisé, qu’y avait-il donc ensuite. C’était apparemment un projet assez simple. Remettre le film à une chaîne de télé privée, leur demander d’enquêter et voir ce qui arrive. Ils étaient assurés qu’on ne le dénoncerait pas comme étant un faux. Puis, après quelques mois le projet était de tout raconter. La raison pour laquelle ce n’est pas arrivé a été l’argent. Spyros avait signé un accord de confidentialité avec Ray Santilli et ce dernier était toujours aussi catégorique sur le fait qu’il avait besoin de récupérer son investissement initial pour la soi-disant séquence de la tente. Santilli raconta à Melaris qu’il avait investi beaucoup d’argent sur ce film et qu’il devait le rentabiliser avant qu’ils aient dû rendre la chose publique. Santilli rappela à Spyros qu’il était lié par l’accord de confidentialité et qu’il ne devait rien dire ni rien faire avant qu’il l’ait accordé. En dehors d’un chèque de 10 000 livres Sterling environ, que Spyros partagea avec son équipe, aucun droit d’auteur ne fût jamais payé. Santilli a précisé que compte tenu du fait qu’il avait déclaré publiquement que c’était un film militaire, des tierces personnes l’avaient simplement copié sans permission et utilisé sans rétribution, étant donné que ces gens qui utilisaient le film croyaient que le copyright était conféré à l’armée américaine et non à Santilli. Le temps s’écoula et finalement Spyros continua juste sa vie.

Il travailla continuellement sur d’autres projets avec Santilli en gagnant sa vie, et le film de l’autopsie de l’alien fut presque oublié.

Rendre public.

La première chose que j’ai d’abord demandé à Spyros, était la raison pour laquelle il décidait de rendre publique cette information seulement aujourd‘hui. Il s’était écoulé douze ans depuis que le film de l’autopsie de l’alien avait fait les titres des journaux. Melaris s’était tenu à son accord de confidentialité. D’un point de vue légal s’il le brisait, on aurait pu lui faire un procès. Puis, en 2005, Santilli et Shoefield rentrèrent de nouveau en contact avec lui pour l’impliquer dans la version film de toute cette affaire. Il leur demanda s’ils raconteraient à présent la vérité à propos de cette histoire et révéleraient que c’était tout simplement un faux mais ils répondirent que non, qu’ils allaient soutenir qu’ils possédaient un film original. Santilli et Shoefield déclarèrent à nouveau qu’il n’y avait eu aucun intérêt financier là-dessous et qu’ils l’avaient conçu juste pour « s’amuser un peu », mais quand ils ont insisté et surtout qu’ils ont avoué qu’ils percevraient un pourcentage des profits, et que rien n’était prévu pour Melaris. Ce dernier déclina leur proposition.

Il quitta cette réunion en ayant l’impression que ce film n’allait pas être fait. Finalement, Warner Bros réalisa le film et le distribua et donc Melaris a estimé qu’il était désormais capable de parler en toute liberté puisque l’histoire était à présent dans le domaine public.

Les sceptiques.

Pour conclure l’interrogatoire j’ai demandé à Spyros Melaris ce qu’il avait à dire aux sceptiques, ceux qui croient que le film de l’autopsie de l’alien est un objet authentique. Je ne vais pas paraphraser ; j’utiliserai au contraire ses termes tels quels :

Philip Mantle : Il ne nous reste plus beaucoup de temps, Spyros. Je poserai une dernière question. Il y a en encore qui croient à 100 % en ce film et à Santilli et ils pensent que vous êtes une sorte de menteur pathologique, jouant ici l’avocat du diable, donc ne soyez pas outré je vous pris.

Spyros Melaris : Non. Allez-y.

P.M : Que répondriez-vous si vous pouviez dire une chose aux sceptiques ? Y a-t-il, une chose quelle qu’elle soit que vous pouvez dire par rapport à votre implication dans cette affaire ?

S.M : Je ne crois pas qu’il y ait de doute aujourd’hui que quelqu’un l’ait conçu. Il est juste de déclarer que quelqu’un a fabriqué le film et même Santilli a prétendu qu’il était faux, mais fut-il réalisé à partir d’un film original ? J’estime que c’est vraiment la question. La question n’est pas si je l’ai fabriqué parce que je peux prouver que je l’ai conçu. John Humphries vous dira que je l’ai conçu. Ray vous dira probablement que je l’ai conçu ! Je ne pourrais pas le nier. Il y a beaucoup trop de preuves. La question est : L’ai-je conçu à partir d’un film original ? Et la réponse simple à cela est non. Il n’y a jamais eu de film original en dehors de la séquence du pansement. Je n’ai jamais aperçu d’autre film. Ray soutient qu’il possède le film original. Ma question à Ray est comment ce film coïnciderait-il avec ce que j’ai fait ? Non. Je n’ai pas vu le film. Vous pourriez dire maintenant, « Peut-être mentez-vous et vous avez vu le film et l’avez réalisé. »

L’histoire serait bien plus importante s’il y avait un véritable film. Il y aurait davantage d’argent en jeu. Il n’y aurait aucune raison pour que moi et Ray nous nous soyons séparés. Pourquoi nous fâcherions-nous ? Il faut que le bon sens intervienne dans la controverse. Si je faisais partie de quelque chose d’aussi important qu’un véritable film d’un alien. Je ne serais pas ici aujourd’hui à dénigrer cette histoire. Il n’y a aucune raison à cela. C’est la première chose.

La seconde chose. Je vous assure, c’est que quelque chose est survenu à Roswell. Je ne suis pas une personne facile… je suis sceptique. Je ne suis pas une personne facile à convaincre. Les autres personnes avec qui j’ai discuté, des gens intelligents, des docteurs, des professeurs, toutes sortes de personnes m’ont affirmé qu’elles ont aperçu quelque chose. Et je les crois. Il est arrivé quelque chose. Beaucoup de gens ordinaires. Quelque chose est survenu. Donc, je ne crois pas qu’il y ait une polémique à propos de si quelque chose ou non est survenue à Roswell ou d’autres observations ou si tout est faux ou non. Non, Je ne crois pas que tout soit faux. Je sais ceci. Je sais aussi que si Ray possédait un film original, il bondirait à travers des cerceaux pour vous le faire analyser. Je suis désolé, mais c’est ce que vous feriez. Vous lanceriez, « Donnez-moi des milliards de livres pour ceci. » C’est ce que vous diriez. Vous lanceriez, « Je n’ai rien dont me soucier. Le caméraman ne veut pas parler, mais regardez le film. » C’est ce que vous feriez ! C’est ce que vous feriez.

P.M : N’en dites pas plus.

[FIN DE L’INTERVIEW].

Encore une fois j’aimerais répéter que ceci n’est seulement, qu’une partie de ce que m’avait raconté Spyros Melaris. On peut trouver l’interrogatoire complet et non modifié sur notre site internet.

Vérifier les faits.

Comment pouvons-nous contrôler ce que Spyros Melaris nous raconte est exact ? Ce n’est pas une tâche facile, je vous l’assure. La documentation que m’a montré Spyros est curieuse mais ne constitue pas à elle seule une preuve solide. Mon collègue Mark Center aux USA a effectué pour moi des vérifications au sujet du pilote privé Rodney Corn et il existe. Mark a discuté avec lui au téléphone mais il n’a aucun souvenir d’avoir été engagé par Spyros Melaris. Ceci pourrait s’expliquer par le fait qu’il a été engagé par Géraldine, et nous parlons là d’un événement qui s’est déroulé il y a plus de 12 ans.

À la conférence d’UFO DATA en octobre 2007 était présent le chercheur allemand Michael Hesemann. Il faisait également partie des intervenants ce week-end-là. Michael a enquêté sur le film de l’autopsie de l’alien de 1995 jusqu’à 1997 et il croit qu’il est authentique. Après la conférence, quand Michael retourna chez lui en Allemagne, il m’envoya un email qui m’a laissé franchement pantois. Il a avoué pour la première fois qu’en 1996, il avait reçu un email lui révélant que Spyros Melaris était le mystificateur. Hesemann n’avait jamais partagé cette information avec personne. Je lui ai alors demandé ce qu’il en avait fait et il m’a répondu simplement qu’il avait téléphoné à Ray Santilli et lui avait demandé s’il connaissait cet homme, à quoi Santilli répondit que non. Michael m’a dit qu’il en était resté là. De plus, Spyros Melaris m’avait informé parallèlement qu’en 1996 il avait reçu un appel téléphonique de quelqu’un avec un accent allemand lui demandant s’il était le mystificateur et bien sûr il l’avait nié. Il n’avait jamais su qui l’appelait jusqu’à qu’il rencontre Hesemann à notre conférence. J’ai fait pression sur Michael là-dessus et il a avoué finalement qu’il avait téléphoné à Spyros en 1996. Ce qui me dépasse, c’est la raison pour laquelle Michael Hesemann n’a jamais partagé cette information avec personne d’autre. Pour se justifier Michael a déclaré qu’il y avait eu d’autres personnes mentionnées à l’époque et qu’il ne voulait pas répandre de fausses rumeurs, mais on fit circuler et écarta rapidement ces autres personnes. Je dois être honnête en affirmant à présent que je ne comprends toujours pas, pourquoi Hesemann a-t-il ignoré volontairement cette information et ne l’a jamais révélée à personne. Je vous laisse le loisir de vous faire votre propre opinion. Un collègue à moi qui est un artiste chevronné en effets spéciaux pour la télé et le cinéma, a aussi jeté un œil sur l’interview avec Spyros. Selon son opinion, les techniques et les matériaux utilisés par Melaris et son équipe pour fabriquer la fausse créature alien sont corrects à 100%. Il n’y a aucun doute dans son esprit sur le fait que les mannequins ont été réalisés de la façon décrite. Il y aurait simplement quelques questions qu’il aimerait bien poser, mais celles-ci sont simplement des petits points d’éclaircissement et sur ce que Melaris a déclaré ne présente rien de louche.

L’autre personne principale impliquée dans tout ceci est le producteur américain de télé Bob Kiviat. Il y a plusieurs années, on fournit à mon collègue Tim Mathews et moi un tuyau au sujet de John Humphreys. Ce dernier faisait partie de l’équipe et il avait réalisé les mannequins. Bob essaya pendant des années de mettre Humphreys devant la caméra et de réaliser une documentaire télé mais en vain. Bob réalisa finalement une émission de télé pour Channel 5 mais sans Humphreys dedans. Celle-ci ne fut jamais diffusée. Humphreys ainsi que Melaris ont longuement discuté avec Bob Kiviat de leur participation dans toute cette affaire, donc j’ai saisi l’opportunité de poser à Bob quelques questions le 4 décembre 2007.

Cette mini-session de questions-réponses est reproduite ici dans son intégralité :

Philip Mantle : Combien de fois avez-vous discuté avec le sculpteur Britannique John Humphreys ?

Bob Kiviat : Une fois avant que ne soit sortit le film « Ant & Dec ». En 2003 approximativement. Et une fois après.

P.M : Humphreys a-t-il mentionné de la façon dont il s’était inspiré pour concevoir ses créatures aliens ?

B.K : Oui, juste sur sa propre recherche, des livres et des trucs du genre. Pas d’autre aide.

P.M : Humphrey a-t-il déjà visionné un film original, des plans fixes ou autre ?

B.K : Non, jamais. Il a prétendu que tout est issu de ses efforts créatifs et de ses recherches dans les livres.

P.M : Durant vos conversations avec Humphrey, a-t-il déjà mentionné le nom de Spyros Melaris ?

B.K : Oui. Il a déclaré que Spyros était un de ceux qui l’ont engagé pour le compte de Santilli, qu’il l’a rencontré deux fois peut-être et qu’il est venu une fois sur le plateau. Tout l’argent a transité par l’intermédiaire de Spyros. En outre, Spyros été le caméraman.

P.M : Humphrey a-t-il fourni le nom d’autre personne impliqué. Si oui, quels sont ces noms ?

B.K : Pas d’autres noms.

P.M : Pourquoi Humphreys cherchait-il à travailler avec vous sur un documentaire ?

B.K : Oui, Humphreys voulait que je lui produise une émission de télé basée sur ses révélations qu’il avait faite sur la séquence de l’autopsie, avec Spyros jouant le financier et le caméraman, qu’il croyait travailler pour Santilli.

P.M : Humphreys allait-il tout dire et faire couler les histoires propagées par Ray Santilli ?

B.K : Oui, mais jusqu’à ce que je reçoive un engagement de la part d’une chaîne de télé et de l’argent garanti pour son exclusivité il garda les informations pour lui.

P.M :Avez-vous parlé à l’agent de Humphreys ?

B.K : Oui, cet agent a été en fait mon contact principal pour l’ensemble de l’année 2003 et 2004, et c’est lui qui m’a informé que John allait réaliser le film « Ant & Dec », sans me fournir tous les détails d’ailleurs. Il y aurait aussi un documentaire d’accompagnement « cela serait mon pire cauchemar, » a-t-il lancé.

P.M : Si oui, que vous a-t-il dit au sujet de la participation d’Humphreys et des raisons pour lesquelles, il semblait vouloir vendre la mèche ?

B.K : Plutôt de que vendre la mèche, son agent m’a clairement laissé entendre que John avait perdu patience et avait trouvé un salaire autre part – le film, etc.

P.M : Vous avez réalisé une documentaire télé pour Channel V en 2006 dans lequel j’apparaissais, pouvez-vous nous dire pourquoi on ne l’a jamais diffusé ?

B.K : Channel 5 expédiait d’Angleterre des instructions à mes bureaux de production à Los Angeles, m’indiquant comment il fallait concevoir l’émission, et ils voulaient en outre ajourner la date de diffusion jusqu’à rendre la production presque impossible. Nous travaillions déjà vingt quatre heures sur vingt quatre pour calmer le producteur exécutif de Channel 5 quand un des grands patrons sur FIVE prit la décision de faire apparaître l’émission dans un guide télé. À ce moment-là Gary Shoefield contacta FIVE et prétendit faussement que Ray Santilli était impliqué dans la production d’une émission originale mais sur Fox, dont je m’étais soi-disant inspiré. C’était une invention pure et simple, car ma compagnie possède les seuls droits américains sur l’émission ET LA SÉQUENCE DE L’AUTOPSIE ELLE-MÊME ! Bien que nous nous enlisions dans cette fausse déclaration, nous vous avons interviewé. Quand les producteurs exécutifs de chez FIVE vous ont aperçu désignant Humphreys comme le type qui a fabriqué le mannequin et qu’il était le professionnel-clé derrière le film, ils ont voulu une confirmation alors ils ont contacté EN SECRET Humphreys par l’intermédiaire d’un producteur conseiller. Humphreys paniqua, leur répondit qu’il ne voulait rien avoir à faire avec l’émission de FIVE et ajouta qu’il devait contacter Warner Bros. En fin de compte FIVE revint sur leur accord avec mon distributeur, ce dernier n’a pas lutté pour conserver la diffusion et voilà où en sont les choses. Je suis toujours en train de discuter quelle ligne de conduite puis-je adopter pour récupérer mes pertes substantielles ainsi que les dommages et intérêts !

P.M : Vous avez discuté longuement au téléphone avec Spyros Melaris. Êtes-vous convaincu qu’il dit la vérité ?

B.K : Pour la majeure partie, je ne trouve rien qui rendent cette histoire peu crédible. Mais je me demande comment il a pu être si naïf au sujet de la quantité d’argent que se faisait Santilli de par le monde. Cette partie semble étrange, comme s’il jouait au nigaud. Au contraire, il semble être très doué. Et si Ray a continué à lui fournir suffisamment de travail pour qu’il se taise par la suite, je me demande toujours pourquoi laisse t’il l’argent aller dans les poches de Ray sans qu’il demande sa part. Cela ne concorde pas littéralement, à la livre près.

P.M : Vous êtes impliqué dans le film de l’autopsie de l’alien depuis 1995, vous avez interrogé ou discuté avec la majorité si ce n’est l’ensemble des acteurs principaux, donc quelle est à présent votre conclusion ?
B.K : Je vais avoir besoin de plus de temps pour répondre à cette question. Les actions ou non actions de Spyros au tribunal auront un grand rapport avec cela, et j’examine un autre aspect curieux qui pourrait influencer mes conclusions.

[FIN DE L’INTERVIEW].

Il est clair d’après cette brève interview avec Bob Kiviat, qu’il y a de légères différences entre ce qu’affirme John Humphreys au sujet de son rôle dans la falsification du film et ce qu’affirme Melaris. En outre, Humphreys déclare clairement que ce fut Spyros Melaris qui était le financier, que ce fut Melaris qui l’a engagé pour le compte de Santilli.

Humphreys confirme aussi sans aucun doute qu’il n’y a jamais eu de film original. C’était une invention complète et totale.

Je pourrais poursuivre mais j’estime que vous avez compris. En 1996 on a désigné au chercheur allemand Michael Hesemann, Spyros Melaris comme le mystificateur. En 2003 le producteur américain de télé Bob Kiviat discuta avec le sculpteur Britannique John Humphreys qui a confirmé que Spyros était l’homme en charge et qu’il n’y avait aucun film original. En 2007 Spyros Melaris avoue publiquement pour la première fois et raconte comment tout cela a été fait. Bien, peut-être pas tout. Spyros conserve certaines choses pour son livre, qui sera disponible au début 2008. Et comme pour Ray Santilli, qui est assez discret pour l’instant, mais je doute qu’il avouera un jour tellement il y est enfoncé jusqu’au cou.

Le livre tant attendu par Spyros Melaris, « ALIEN AUTOPSY : The True Story » se présente avec un DVD d’accompagnement et est facturé à 37,50 livres Sterling plus les frais de port.

Si cela vous intéresse de vous procurer une copie du livre il est disponible en février 2008, vous pouvez effectuer une pré-commande à DIGInet UK Publications, P.O. Box 60908, London W12 7UT ou sur Amazon.

Au sujet de l’auteur :

Philip Mantle est un auteur, chercheur, conférencier et un consultant des médias sur le sujet des OVNIs. Son livre « ALIEN AUTOPSY INQUEST » est à présent disponible via Amazon.

Pour plus de renseignements : PHILIP MANTLE

TRADUCTION : JEAN-LUC DREVILLON – ADAPTATION : JCG

Ajout: SmartiesKiller

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Reynald
Reynald
J'ai crée ce site en 2006 car j'étais un passionné de paranormal et je voulais partager ma passion avec les gens qui ont la même passion. Cela fait maintenant 14 ans que le site est ouvert et qu'il regroupe a peu pres tout ce qui touche le paranormal. Bonne lecture.
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One thought on “OVNI : AUTOPSIE DE L’ALIEN : FIN DE LA PARTIE – NOTE SUR LES “REVELATIONS” DE SANTILLI ET MELARIS par GILDAS BOURDAIS

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