Témoignage, Reportage , Analyse

INTERVIEW DE MICHEL BALLOT : CHERCHEUR INDEPENDANT EN CRYPTOZOOLOGIE

Michel Ballot lors de l’expédition NGOKO EN MAI 2007 (Copyright M.Ballot)

SCULPTURE DE L’EMELA N’TOUKA – 2005 – (Copyright M.Ballot)

Michel Ballot, vous êtes un chercheur indépendant en Cryptozoologie. Pouvez-vous nous dire qu’est-ce qui vous prédestinait dans votre parcours personnel ou professionnel à faire ce type de recherches ?

M.B : Je suis effectivement un chercheur indépendant en cryptozoologie et non un cryptozoologue. La zoologie est une science de la Nature, celle des êtres vivants, la cryptozoologie est la science des animaux inconnus de la Science ; Donc ce terme a une connotation scientifique qu’il faut laisser aux scientifiques qui partagent l’idée qu’il existe encore des espèces animales à découvrir. La cryptozoologie est une branche révolutionnaire de la zoologie, une spécialité. Dans la Nature je suis un naturaliste tout simplement à la recherche d’animaux inconnus. Bernard Heuvelmans était zoologiste et devînt cryptozoologue ou cryptozoologiste. J’émets l’idée que l’on peut glisser de la zoologie vers la cryptozoologie, et de la même façon que des amateurs issus d’horizons divers puissent eux – mêmes glisser vers la recherche en cryptozoologie.

Professionnellement, parallèlement à mes études de droit, j’amassais déjà toutes les coupures de journaux, revues, livres sur les animaux mystérieux et personnellement dès mes premières échanges de correspondances avec Bernard Heuvelmans, mon intérêt grandissait pour la cryptozoologie, africaine en particulier.

Vous êtes notamment le fondateur du Centre Cryptos (Centre de Recherches sur les Etres Vivants Mystérieux), qui publie le magazine Cryptos depuis 1995. Pouvez-vous nous dire quel est le sommaire de votre dernier numéro ?

M.B : Le Centre Cryptos n’existe plus ni la revue Cryptos Magazine, depuis des années. Notre association de recherche NGOKO publie trimestriellement un bulletin sur nos recherches en Afrique Centrale. L’association ouvre ses portes à tous les chercheurs désirant nous accompagner en mission où obtenir des informations sur notre travail en forêt équatoriale. L’abonnement pour un an est de 50 euros. Dans le sommaire de notre dernier numéro, nous faisons le rapport complet de nos deux expéditions de cette année 2007, ainsi qu’une étude sur l’animal appelé Emela N’Touka.

Vous connaissiez personnellement Bernard Heuvelmans, quel souvenir gardez-vous de lui ?

M.B : Je connaissais Bernard Heuvelmans depuis 1977. J’ai beaucoup de respect et d’admiration pour lui et pour son oeuvre. Il s’est mis à mon niveau d’amateur, me conseilla et grâce à lui j’ai pu, je l’espère devenir un amateur… éclairé. Il m’a poussé dès 1986 à focaliser mes recherches sur le Mokele – Mbembe dans des zones géographiques bien précises. C’est mon Maître, dont la présence est toujours présente et à jamais me montrant le chemin. C’est un grand scientifique, initiateur pratique, éclairé et magique de la cryptozoologie.

Pour vous, quelles sont les dernières grandes avancées en matière de Cryptozoologie ? En matière notamment de découvertes de nouvelles espèces ?

M.B : Les avancées sont diverses et complexes.

L’identification d’un animal censé être inconnu est basé sur des principes inculqués par les très officielles institutions occidentales. L’indigène de la forêt équatoriale africaine aura pu identifier tel animal à telle époque alors que le scientifique l’identifiera à une époque postérieure. La notion de découverte zoologique est souvent décalée dans le temps. Les exemples sont nombreux, l’un des derniers en date concernant concerne le Sao – La, la chèvre des forêts ( Pseudoryx ) de la réserve naturelle du Vu – Quang du Vietnam, près de la frontière laotienne sur une zone escarpée de 170 kilomètres carrés dont l’espèce survécut à la surpopulation et aux ravages des bombardements et des herbicides durant la guerre. Les chasseurs des villages thaïs connaissaient ces animaux qu’ils nomment Huou Sao – La ( Huou désignant un cerf et Sao – La fuseau à tisser en référence à la forme effilée des cornes).

Je voudrais dans un premier temps parler de la génération post – heuvelmansienne qui assure cette continuité nécessaire, car d’une base de travail spécifique et unique, progressant vers d’hypothèses fondées et vérifiées et vers un résultat escompté, est venue s’ajouter une base multiple avec une diversification des idées et un aboutissement du résultat.

Je pense à :

  • Christian Le Noêl, ami fidèle, grand spécialiste de la faune africaine, broussard hors normes, vulgarisateur réactionnaire d’une hominologie révolutionnant les concept trop fragiles d’une science en perpétuelle évolution.
  • Roy Mackal et le regretté Richard Grenwell qui sont les précurseurs modernes de la recherche sur le Mokele – Mbembe.
  • Bill Gibbons avec qui je partage la même passion dans les mêmes zones de recherches.
  • Michel Raynal dont le site l’Institut Virtuel de Cryptozoologie fait unanimement référence.
  • Eric Joye qui avec son ABEPAR, organise des recherches sur le terrain et des colloques.
  • Loren Coleman pour son site Cryptomundo mis à jour quotidiennement.

Vous poursuivez depuis 2003 des recherches sur le terrain, dans le sud-est du Cameroun et du Congo à la recherche d’indices prouvant l’existence de grands animaux inconnus dans un milieu semi – aquatiques et dénommés Mokélé-Mbembé et Emela-N’touka. Pouvez-vous nous en dire plus ?

M.B : Depuis 2003, je poursuis des recherches dans une zone transfrontalière Cameroun -Congo – RCA et plus particulièrement le lond de rivières et fleuves ( Boumba – Ngoko ). Notre équipe a pu accumuler de nombreux témoignages sur le Mokele – Mbembe, qui vit là où les hippopotames ont disparu, qui est très imposant car il montre généralement que son dos rempli d’algues, sont caractère agressif le faisant craindre des pygmées. L’Emela N’Touka serait terrestre et vivant sur une zone immense de forêt et marécages de l’est du Cameroun jusqu’à la frontière avec la RCA. Quand au félin mystérieux que nous recherchons on le nomme Lion d’eau ou Panthère de l’eau, vit près des rivières là généralement ou il y a des rochers.

Vous êtes l’auteur également de nombreux articles et notamment sur le mystérieux Chupacabras, pouvez-vous nous en dire plus ?

M.B : J’écris dans l’excellente revue Le Monde de l’Inconnu des articles de vulgarisation cryptozoologique, j’ai participé à quelques émissions de télévision.

Sur le Chupacabras, il me semble qu’il s’agit d’une espèce carnassière nocturne, agressive et rapide connue en Amérique centrale et du Sud. Il s’agit peut – être d’une espèce qui a modifié son espace de vie et de chasse habituels, du fait de la déforestation. On a dit et écrit qu’il pouvait s’agir d’une manifestation extra – terrestre. Pourquoi pas, puisque tant d’hypothèses furent émises du fait de la personnalité hybride de notre Chupacabras.

Pouvez-vous faire un rapide tour d’horizon des différentes sortes d’espaces oubliées que l’on signale sur le continent Africain ?

M.B : Les espaces vierges sont encore nombreux en Afrique Centrale. On assiste déjà à un exode des populations des villages vers les mégalopoles urbaines mais la Nature ne reprend pas ses droits pour autant car la déforestation massive continue à ravager les paysages, la faune et la flore séculaires. Malgré tout si on se réfère au fabuleux parcours du Congo au Gabon de 456 jours de Mike Fay ( Megatransect ) il existe encore des zones éloignées de toute activité humaine. J’ai moi – même pu le constater en parcourant au cours de mes deux dernières expéditions des zones vraiment peu fréquentées situées entre le Cameroun et le Congo.

Parmi les parutions récentes (en Français et en Anglais), quelles sont celles qui vous paraissent les plus importantes ?

M.B : Les parutions anglo – saxonnes sont nombreuses et bien documentées et dans tous les domaines de la cryptozoologie. Ce n’est pas le cas avec les parutions francophones. Elles sont si rares. La plus intéressante est le livre de Bernard Heuvelmans sur les félins inconnus d’Afrique, unique quant à sa documentation, malgré une iconographie plus proche de la bande dessinée que de celle qui existe en la matière.

Est-ce que vous souhaiteriez faire connaître vos recherches au travers d’un ouvrage ?

M.B : Mes recherches sont actuellement compilées dans un manuscrit intitulé Le Dernier Mokele – Mbembe. Je recherche un éditeur, ce qui n’est pas chose facile dans ce domaine bien spécialisé.

Pour plus de renseignements : MICHEL BALLOT

INTERVIEW DU CRYPTOZOOLOGUE RENE LAURENCEAU


Domovoi Russe dormant sous un four (illustration par René Laurenceau)

Le Système de la Nature de Linné


Illustration de la page 24 – Dixième Edition du Système de la Nature de Linné – Tête coupée d’Homo Pongoide qui vivait encore à Java au dix-septième siècle

L’homme de Néanderthal est toujours vivant de Bernard Heuvelmans et Boris Porchnev – Plon 1974

Représentation des Yahoos dans les Voyages de Gulliver de Jonathan Swift

René Laurenceau, vous êtes un chercheur indépendant en Cryptozoologie. Pouvez-vous nous dire qu’est-ce qui vous prédestinait dans votre parcours personnel ou professionnel à faire ce type de recherches ?

R.L : Chargé des cours de russe à l’Ecole des Mines de Saint-Etienne de 1966 à 1991, mon parcours professionnel me prédestinait à m’intéresser aux hommes sauvages velus nocturnes dont parle Alexandre Nikolaevitch Afanassiev dans son livre Conceptions poétiques des Slaves sur la nature, en russe, Moscou, 1868.

Vous êtes l’auteur de nombreux articles qui sont parus dans des revues comme BIPEDIA ou HOMINOLOGIE & CRYPTOZOOLOGIE, comme sur l’Homme nocturne et Sauvage au XIXe siècle en Russie, pouvez-vous nous en dire plus ?

R.L : Je me souviens de mon article publié dans Bipedia, janvier 2001. Dans la pièce de Corneille intitulée Psyché (Molière n’en a écrit qu’une petite partie), Psyché est la femme nouvelle (néanthrope) venue concurrencer Vénus, la femme ancienne (paléanthrope). Tout finit bien, mais ce que nous avons eu peur !

Pour vous, quelles sont les dernières grandes avancées en matière de Cryptozoologie ? En matière notamment de découvertes de nouvelles espèces ?

R.L : La dernière grande avancée en matière de Cryptozoologie est la dixième édition du Système de la Nature, en latin, de Linné, 1758, page 24. Linné décrit le paléanthrope vivant de Java. Le texte de Linné est époustouflant.

Vous connaissiez personnellement Bernard Heuvelmans, quel souvenir gardez-vous de lui ?

R.L : J’ai plusieurs lettres d’Heuvelmans. Elles sont pour moi le témoignage d’un homme extrêmement souffrant. Sa rencontre avec l’homme congelé l’a mené peu à peu à la mort.

Vous êtes un spécialiste des textes bibliques et religieux concernant l’homme sauvage, pouvez-vous faire un rapide tour d’horizon des différentes sortes d’hommes sauvages que l’on évoque dans les textes sacrés ?

R.L : Jean-Baptiste, né en moins 100 000, est velu et se nourrit de sauterelles dans le désert de Palestine. Son cousin, né 60 000 ans plus tard, est glabre. Il se nourrit de pain. C’est nous. Le premier homme est né dans le paradis de la nature, 60 000 ans avant notre arrivée. Nous, second homme, avons quitté le paradis de la nature pour faire pousser nos céréales. Notre extension sur la planète a obligé le premier homme à se réfugier dans le désert.

Vous avez fait une enquête sur les « nègres blancs » à Haiti, pouvez-vous nous dire plus ?

R.L : Voltaire a vu à l’Hôtel de Bretagne, en 1744 à Paris, un nègre blanc qui n’a rien à voir avec un albinos (Voltaire, Relation touchant un maure blanc, 1744). Il s’agit d’un paléanthrope (ce que nous appelons de manière eurocentrique un Homme de Neandertal). De tels nègres blancs ont été utilisés dans les mines d’Haïti, mais ils se laissaient mourir plutôt que de subir l’esclavage.

En ce que qui vous concerne, quels sont les témoignages les plus troublants de toute l’histoire des rencontres entre les HSV et les Hominidés que nous sommes ?

R.L : Le plus troublant témoignage est celui de Tourguenev, transmis par Maupassant (La Peur, dans Apparition, Flammarion, 1987, pages 98 et 99). Le paléanthrope est excellent nageur. L’autre témoignage est l’homme congelé vu par Bernard Heuvelmans, mais c’est un témoignage très pénible, parce que cet homme que nous avons congelé, nous l’avions auparavant tué.

Parmi les parutions (en Français et en Anglais), quelles sont celles qui vous paraissent les plus importantes ?

R.L : En français, l’œuvre la plus importante est un livre de Balzac, Le Médecin de campagne. Au début du chapitre III, nous lisons le nom que la population locale donne au dernier homme des neiges des Alpes. Il est appelé Chautard. En anglais, l’œuvre la plus importante est le livre de Jonathan Swift, Voyages de Gulliver. Les yahoos sont des hommes aujourd’hui disparus.

Est-ce que vous souhaiteriez faire connaître vos recherches au travers d’un ouvrage ?

R.L : Depuis septembre, j’écris un livre intitulé Les Sauvages. Je me donne 5 ans pour l’écrire. Il s’agit de petits textes d’une vingtaine de lignes en 14. Chaque texte porte un titre et un numéro. J’ai pour l’instant 25 textes dans mon ordinateur. Qui les veut me les demande.

INTERVIEW DU CRYPTOZOOLOGUE JEAN-LUC DREVILLON

Jean-Luc Drevillon (En compagnie d’Axel Mazuer)

Représentation traditionnelle Chinoise du YEREN

Illustration de l’ORANG PENDEK (par Jean-Luc Drevillon)

Sasquatch : Legend Meets Science par Jeff Meldrum

North America’s Great Ape the Sasquatch par John A. Bindernagel


Bigfoot Sasquatch Evidence par le Dr. Grover S. Krantz

Meet the Sasquatch par Christopher L. Murphy

Raincoast Sasquatch par J. Robert Alley

Sasquatch the Apes among us par John Green

The Field Guide to Bigfoot and Other Mystery Primates par Loren Coleman et Patrick Huyghe

Jean-Luc Drevillon, vous êtes un chercheur indépendant en Cryptozoologie. Pouvez-vous nous dire qu’est-ce qui vous prédestinait dans votre parcours personnel ou professionnel à faire ce type de recherches ?

J.L.D : J’ai commencé à m’intéresser aux homins vers l’âge de 10 ans au début des années 1980 avec d’abord la venue au cinéma du film « L’empire contre attaque ». J’ai aimé tout de suite ce wookiee nommé Chewbacca et j’ai été attiré par ces créatures bipèdes au corps couvert de poils qui se distinguent de nous par leur pilosité. Ensuite, sont venues les informations aux sujets de l’homme sauvage de Chine et j’ai vu que les créatures de mes rêves existaient vraiment. J’aimais aussi les gorilles et j’étais subjugué par l’un d’eux, Copito de Nieve, le gorille albinos du zoo de Barcelone. Il n’y a qu’à partir du début des années 1990 que je me suis vraiment lancé dans l’hominologie car durant toute mon enfance et mon adolescence j’avais été étouffé par mes parents et mes passions étaient réprimées. J’ai constaté que la grande majorité des publications consacrées à la cryptozoologie étaient en Anglais, et j’étais nul en anglais. Je me suis mis sérieusement à cette langue et progressivement je me suis spécialisé dans la traduction de l’anglais vers le français. Pendant plusieurs années j’ai traduit pour mon compte en manuscrit des textes tirés d’internet et j’ai rempli des classeurs de milliers de pages écrites au stylo. Et j’étais toujours isolé pourtant. Au début des années 2000 j’ai connu Christian le Noël de l’AFRC et par son entremise j’ai connu d’autres cryptozoologistes, François de Sarre, Jean Roche, Philippe Bloch, Axel Mazuer. J’ai alors travaillé pour le compte de l’AFRC en fournissant des traductions pour Christian et pour l’association. Autour de 2003 Jean Roche et Olivier Décobert ont créé le premier forum francophone d’hominologie. Je m’y suis inscrit et progressivement je me suis mis à mettre ma traduction au service des membres du forum. En 2005 le forum est transféré sur Google et j’en deviens le gestionnaire. Depuis je suis toujours le gestionnaire de ce groupe et je mets mes traductions au service de tous : FORUM HOMINOLOGIE
Il y a deux ans à la demande de Christian j’ai ouvert le site internet de l’association : JEAN-LUC DREVILLON
Je ne suis pas un traducteur professionnel, je fais cela gratuitement en tant que bénévole. Je n’ai pas d’autre chose à faire. Je ne travaille pas, étant handicapé je vis d’une AAH.

Vous êtes notamment le responsable du site Internet de l’AFRC (Association Française de Recherches Cryptozoologiques), mais vous collaborez également avec d’autres chercheurs, quels sont ceux qui vous paraissent les plus intéressants ?

J.L.D : Oui, Je collabore d’abord avec Christian, c’est d’ailleurs le seul cryptozoologiste qui habite Toulon. Chaque semaine je vais chez lui et je lui apporte mes traductions et toute l’iconographie que je trouve sur internet. Dans l’AFRC la personne la plus intéressant à mon avis est François de Sarre, zoologiste, il a élaboré la théorie de la bipédie initiale et fait partie de ces chercheurs qui considèrent que l’évolution humaine est passé par une phase aquatique à partir d’un homoncule primordial. Ses sites sont ceux du CERBI ou SITE MIROIR.

Un autre chercheur intéressant est Axel Mazuer, cryptozoologiste et bibliothécaire archiviste il s’intéresse à notre domaine mais se spécialise aussi dans l’ufologie et le paranormal. Il a collaboré récemment avec un dessinateur pour créer un album de BD intitulé Les Portes de Shamballah.

Pour vous, quelles sont les dernières grandes avancées en matière de Cryptozoologie ? En matière notamment de découvertes de nouvelles espèces ?

J.L.D : Pour moi la dernière grande avancée en matière d’hominologie ne concerne pas la discipline elle-même mais se trouve en paléanthropologie, c’est la découverte de l’Homo Floresiensis, vulgairement nommé le « Hobbit » par les médias. En septembre 2003 dans l’île indonésienne de Flores, un minuscule squelette d’hominidé était découvert, il semblait être dérivé de l’Homo habilis ou de l’Homo erectus, mais en plus de sa taille la grande surprise vint de la datation de ses os qui le fixait à 18 000 ans, une date tout à fait récente en paléanthopologie et bien sûr plus récente que n’importe quel autre hominidé fossile Non-Homo sapiens. L’autre surprise est venue de la révélation publique de récits datés de la colonisation néerlandaise du XVIe siècle au sujet de la présence contemporaine à cette époque d’un homoncule chevelu dans l’île de Flores nommé Ebu Gogo. Selon les indigènes c’était de petits êtres de 1 mètre de haut, avec de longs cheveux, un ventre rond, des oreilles décollées, marchant maladroitement, capables de grimper aux arbres à la vitesse de l’éclair, qui se murmuraient des choses et étaient capables de répéter les mots à la manière des perroquets. Ils auraient été exterminés par les indigènes. La relation avec l’Homo Floresiensis fut tout de suite établie et pour la première fois, la « science officielle » prenait conscience qu’il avait pu exister jusqu’à une époque toute récente une autre forme d’humanité en dehors de l’Homo sapiens. Dans la même région plus en nord dans l’état du Johore en Malaisie s’est passé plus récemment une affaire qui n’est pas tellement une découverte zoologique mais plutôt la découverte d’un canular de forte ampleur. C’est l’affaire du Bigfoot du Johore. Depuis le mois de décembre 2005, une effervescence agitait le petit état de Malaisie. L’observation d’une famille d’hominoïdes velus par des ouvriers bâtissant une mare à poissons avait enclenché une passion médiatique après ce qu’on appelait le bigfoot du Johore. Vincent Chow, chercheur en biodiversité et ensuite Sean Ang, paléoanthropologiste étaient entrés en scène et avaient réussi à s’attirer les faveurs du gouvernement du Johore sur le sujet. Un groupe nommé « société de protection de la faune sauvage du Johore » s’est présenté en février 2006 en déclarant qu’ils avaient étudié la créature nommée Orang Lengor depuis des années et qu’ils étaient en possession de 14 photos de celles-ci. Des copies de ces photos furent confiées à Vincent Chow avec la consigne de ne pas les diffuser dans les médias où sur internet car on prévoyait de publier dans quelques mois un livre destiné au grand public avec les photos. Vincent Chow et Sean Ang avaient néanmoins l’autorisation de publier des dessins de parties de ces photos. Les deux chercheurs ouvrirent il y a un mois un site où trois dessins ont été montrés. On a d’abord diffusé le dessin de la main tenant une pierre d‘un mâle, ensuite le dessin du visage de ce mâle, enfin le dessin de la paire d’yeux d’une femelle devait être montré.

Devant l’insistance de la communauté hominologique et le scepticisme grandissant, Le groupe a consenti que Vincent Chow diffuse la photo réelle de la paire d’yeux de la femelle, et là surprise.

J’ai reconnu les yeux d’un australopithèque femelle bien connue en image de synthèse vue dans un documentaire célèbre de France-Télévision sur l’évolution de l’homme : L’Odyssée de l’espèce.

Munissez-vous de ce livre : « L’Odyssée de l’espèce », Yves Coppens, 2003, éditions Epa et ouvrez-le. Le mâle tenant une pierre dans sa main est en fait l’Homo habilis de la photo de la page 56 du livre ; le regard du soi-disant bigfoot femelle est celui de Lucy à la page 45 et l’on pourrait dire la même chose de nombreuses autres photos du livre. Semble-t’il des personnes au sein de la société de protection de la faune sauvage du Johore se sont procuré un exemplaire du livre et auraient scanné diverses images d’Australopithèque et surtout d’Homo habilis pour les faire passer pour des photos de bigfoot du Johore. Ces images se seraient retrouvées dans le livre que l’on comptait publier sur la créature en infraction avec les lois sur le copyright et les droits d’auteurs. Heureusement cela n’arrivera pas car j‘ai dévoilé le canular.

Concernant maintenant les témoignages de rencontres entre des hommes sauvages et les Homos Sapiens que nous sommes. Quels sont ceux qui vous paraissent les plus troublants ?

J.L.D : Je pense qu’à l’heure actuelle les rapports les plus troublants sont venus d’Angleterre jusqu’à il y a quelques années. Le Royaume-Uni était pourtant l’endroit le moins probable et approprié pour la survie d’homins. Durant des décennies en divers points de la Grande Bretagne on a eu des observations sporadiques d’homins de préférence dans les quelques superficies de forêts survivantes que compte encore l’île. Les témoignages par la description des créatures et de leurs comportements ressemblent beaucoup à ce qu’on trouve en Amérique du Nord avec le sasquatch. Deux points chauds se sont présenté dans la première partie des années 2000, le lac de Bolam dans le Northumberland a été le siège d’une série de témoignages depuis 1999 en rapport avec une créature bipède sombre aux yeux rougeoyants qui hantait le parc urbain autour du lac ; en janvier 2003 une équipe d’enquête du CFZ (centre for fortean zoology) sur le terrain aurait vu la créature en question pendant un bref instant. Dans la région de Longridge Fell dans le Lancashire depuis novembre 2002 on a eu des rapports plus confidentiels sur la présence d’homins ressemblant à des sasquatches. D’autres régions de l’île ont leurs témoignages, le Cumbria, le Somerset, le Sussex. Dans l’ensemble de ces témoignages, deux se sont révélé être des canulars, une partie donne à la créature une certaine inconsistance spectrale, mais le reste est tout à fait prosaïque et digne des témoignages nord-américains, et c’est là le plus curieux de l’affaire : Les créatures décrites sont en majorité plus de l’ordre de l’homin nord-américain ou sibérien que de l’homme sauvage médiéval européen dont ont sait qu’il a disparu durant le XVIIIe ou XIXe siècle. Ces créatures ne sont pas de type néanderthaloïde et ne viennent pas d’Europe, et de plus il semble que l’Angleterre ne constitue qu’un habitat de passage et non permanent. La théorie émise par les tenants de la théorie de la bipédie initiale et des hominidés aquatiques serait que ces créatures viendraient effectivement d’Amérique du nord ou de Scandinavie par la voie maritime et utiliseraient l’Angleterre comme lieu provisoire de vie (à sec) quand elles ne nagent pas en mer.

Pouvez-vous faire un rapide tour d’horizon des différentes sortes d’hominoïdes que l’on signale sur les cinq continents ?

J.L.D : On rencontre des homins un peu partout dans le monde, on peut les classer en fonction de leur taille ou de leur nature, il existe plusieurs classifications d’homins mis au point par les hominologistes, je me contenterais de les présenter selon leur nature probable.

On a les néandertaliens qui ont pu donner l’homme sauvage d’Europe (aujourd’hui disparu), le barmanu du Pakistan, l’almas de Mongolie, le ksyi-giik d‘Asie centrale, le nguoiring, l’Homo pongoides d‘Indochine, l’ucumar zupai d’Argentine.

L’Homo georgicus du Caucase est peut-être à l’origine de l’Almasty, mais ce n’est pas sûr, ça pourrait bien être aussi bien des néandertaliens.

Vient ensuite l’Homo Eidelbergensis à l’origine du groupe controversé des hominoïdes marqués, appelés ainsi à cause d’un piébaldisme anecdotique observés chez eux. (Ce sont mes préférés). On aurait le bigfoot de l’est des USA, le wendigo du Canada, les Tornit du Groenland aujourd‘hui disparus, les trolls de Scandinavie, le bigfoot d’Angleterre, le grand homme gris d’Ecosse, les homins de Russie d’Europe, mirygdy et tchoutchouna, zemlemer de Sibérie.

Après on a le groupe des érectinés qui constituerait la masse la plus importante des homins et la plus largement distribuée.

L’Homo erectus classique ou Pithécanthrope peut-être à l’origine du yowie d’australie et du moehau de Nouvelle Zélande.

Le Sinanthrope serait à l’origine de certaines observations d’hommes sauvages de Chine.

Un Homo floresiensis est sûrement à l’origine de l’Ebu Gogo de Flores mais aussi du Menehune d’Océanie, des junjadee et jongari d’Australie et du nittaewo de Ceylan.

Un Homo erectus gracile de grande taille serait peut-être à l’origine de la tjangara d’Australie, du matau de Nouvelle Zélande, des géants de Guadalcanal à l’existence discutable.

Un Homo erectus robuste comme le méganthrope serait le candidat pour le bigfoot et le sasquatch du Nord ouest Pacifique des USA et du Canada. On le retrouverait aussi derrière le sissimite d’Amérique centrale, le gin sung du Tibet, le Kapre des Phillipines, le nyalmo de la péninsule indochinoise et le jarang-gigi ou bigfoot du Johore.

Enfin on a les singes anthropoïdes ou les hominidés les plus primitifs. L’Australopithèque gracile serait à l’origine des Séhité et des agogwés d’Afrique orientale, du Kakundakari , du Kiwu, de Monsieur X4 au Kenya.

L’Australopithèque robuste serait à l’origine du Kikomba, du Kiwu, de Monsieur X1 du Kenya et du ngoloko.

Le ramapithèque serait à l’origine de l’Orang pendek et du Batutut d’Indonésie

Enfin un orang-outan continental bipède issu de la population de l’ancienne ère de répartition de l’espèce pourrait expliquer le Yeren de Chine et le yeti classique de l’Himalaya.

Je suis désolé, pas de Gigantopithecus blacki dans la liste, on ne peut pas sérieusement mettre ce singe comme source d’un homin à cause du manque de fossiles disponibles et de l’incertitude sur sa morphologie. On en sait trop peu sur lui.

Que pensez-vous de la faculté qu’ils ont pour vivre en marge de notre propre civilisation ?

J.L.D : Les homins doivent leur élusivité à leur intelligence au moins égale à celle des singes anthropoïdes associée à des capacités sensorielles supérieures aux nôtres. Ce sont des créatures extrêmement performantes dans leur milieu naturel et elles sont les premières à trouver un moyen de ne pas se faire voir de l’homme. Elles sont en grande partie nocturnes ce qui diminue les chances de rencontres avec des humains et peuvent se déplacer avec une grande aisance et souplesse sur un terrain difficile recouvert de buissons inextricables. Si vous vous promenez dans les bois il se peut que vous n’ayez pas conscience qu’un homin se trouve à 10 mètre de vous, tout au plus percevrez-vous des petits bruits de craquements de branches sur le coté du sentier et ensuite une vague impression d’être observé. Ce sont les rois de la furtivité et de la ruse grâce à leurs sens et à leur vigueur physique. Pas besoin pour ça d’aller chercher des histoires de télépathie, de capacités paranormales ou d’implication d’aliens.

Parmi les parutions récentes (en Français et en Anglais), quelles sont celles qui vous paraissent les plus importantes ?

J.L.D : À l’heure actuelle les publications les plus importantes sont issues d’Amérique sur le bigfoot, on retiendra notamment le livre de Jeff Meldrum, « Sasquatch : Legende meets science », le livre de John A. Bindernagel, « North America’s Great Ape: the sasquatch », le livre de Grover Krantz, « Big Footprints ». Le livre de Chris Murphy, « Meets the sasquatch », et enfin « Raincost Sasquatch « de J. Robert Haley. Les livres que j’ai cité, bien qu’ils soient en Anglais et misent un peu trop sur le Gigantopithecus sont des références fiables et solides en hominologie, on peut considérer certains comme des manuels d’hominologie (Bindernagel) dont on peut être sûr en les lisant de ne pas rencontrer de fautes ou d’erreurs scientifiques.

Ensuite on a les ouvrages qu’on lit comme des livres de chevet comme « Sasquatch, the apes among us » de John Green ou « The field guide to bigfoot and other mystery primates » . En Français les publications sont plus rares, on peut compter sur le « Sauvage et velu » de Jean Roche pour la fiabilité. Jean Paul Debenat a sorti récemment « Sasquatch et le mystère de l’homme sauvage » qui est le premier livre français sur le bigfoot.

Est-ce que vous souhaiteriez faire connaître vos recherches au travers d’un ouvrage ?

J.L.D : Je n’envisage pas pour l’instant d’écrire de livres. Ma petite vie avec mes traductions pépères me suffit en ce moment. Je n’ai aucune ambition pour l’avenir.

Interview faite par Internet.

Pour plus de renseignements : Forum Hominologie

INTERVIEW DE FRANCOIS DE SARRE – CENTRE DE RECHERCHE SUR LA BIPEDIE INITIALE

L’OUVRAGE DE FRANCOIS DE SARRE ET PASCAL CAZOTTES PARU AUX EDITIONS LES 3 SPIRALES EN 2006


FIGURATION D’HOMME SAUVAGE – ( déshominisation )

Le penis rectus dessiné ici et le nez retroussé sont des caractères anatomiques décrits par les témoins lors de rencontres avec des  » hommes sauvages « .

[ Représentation artistique de Robert Dumont ]

HOMONCULE MARIN – [ Représentation artistique de Robert Dumont ]

LA SORTIE DES EAUX – [ Représentation artistique de Robert Dumont ]

François de Sarre, vous êtes un des animateurs du CERBI (Centre de Recherche sur la Bipédie Initiale). Pouvez-vous nous dire quel est le but d’une telle structure et qu’est-ce qui vous prédestinait dans votre parcours personnel ou professionnel à faire ce type de recherches ?

F.D.S : Avec quelques amis, j’ai fondé en 1988 le CERBI (Centre d’Etudes et de Recherches sur la Bipédie Initiale) dans le but de promouvoir la théorie de la Bipédie Initiale, un peu tombée dans l’oubli depuis les années 1950 et les publications dans Sciences et Avenir de Bernard Heuvelmans, lui-même élève de Serge Frechkop, mammalogiste à l’Institut des Sciences de Bruxelles.
Cette théorie stipule que les premiers mammifères étaient bipèdes, et non quadrupèdes comme le voudrait la théorie conventionnelle, dite de la « savane africaine ».
Le CERBI fonctionnait à Nice comme un institut public, où les chercheurs pouvaient venir sur invitation, consulter sur place livres et archives. Parallèlement, le Centre éditait un magazine scientifique, Bipedia, paraissant une ou deux fois l’an. Actuellement, cette revue est publiée on line sur le site Web du CERBI ou le site miroir

Tous les anciens numéros de Bipedia (depuis 1988) sont également disponibles sur ces deux sites.
Qu’est-ce qui dans mon parcours personnel me prédestinait à de telles recherches ? Je suis ichtyologiste (spécialiste des Poissons) et j’ai également étudié la Paléontologie, à l’Université de Saarbrücken (Allemagne). Je me suis toujours posé des questions sur la « faisabilité » du fameux poisson sortant des eaux à l’ère Primaire, pour donner naissance aux Vertébrés terrestres. À mes yeux, c’était absurde. Un tel animal ne pouvait qu’évoluer vers des formes serpentiformes. L’origine des Reptiles, Oiseaux et Mammifères, était ailleurs. À ce point de mes réflexions, j’ai fait la connaissance de Bernard Heuvelmans. Nous étions d’accord pour penser que l’ancêtre des formes actuelles de vertébrés terrestres était déjà bipède quand il a quitté les océans. Restait à définir son apparence. Je développai alors mon hypothèse de l’homoncule marin, premier mammifère.

Vous publiez, via Internet entre autres, BIPEDIA, la revue du C.E.R.B.I, quel est le sommaire du dernier numéro ?

F.D.S : Le dernier numéro (n°26, 2007) n’est pas encore bouclé. Au sommaire, il y a notamment le texte de ma conférence « La théorie de la bipédie initiale : avancées récentes et perspectives« , tenue à Paris en octobre 2006, à l’occasion du Congrès Fortéen organisé par les éditions Oeil du Sphinx et Jean-Luc Rivera. Dans le même numéro de Bipedia, on trouve aussi les excellents articles de deux naturalistes de terrain, Olivier Décobert et Sandro d’Alessandro, respectivement sur l’évolution des scarabées carabes et sur la distribution des chênes dans le sud de l’Italie. Ces sujets paraissent sortir du sujet de la « Bipédie Initiale », mais j’ai eu à coeur de les publier, car ils permettent des avancées significatives dans notre perception du phénomène évolutif. Dans un contexte un peu différent, j’ai publié un texte sur le Manuscrit de Voynich, du linguiste allemand Erhard Landmann. Ces recherches controversées sur la langue – et sur l’authenticité – du manuscrit m’ont paru dignes d’intérêt, d’autant que l’auteur s’est également attelé à l’étude des hiéroglyphes mayas. Enfin, pour terminer le numéro 26 de Bipedia, je vais prochainement mettre en ligne le texte d’une conférence que je viens de tenir à Ascona (Suisse) : « Die Bipedie des Menschen als ursprüngliches Merkmal’ [La bipédie de l’homme en tant que caractère ancestral]. Comme toujours dans Bipedia, les articles paraissent en version originale. On y trouve ainsi des textes en français, allemand, anglais, italien et espagnol…

Vous êtes l’auteur, avec Pascal Cazottes, de Sirènes et Hommes Marins, paru en 2006 aux Editions les 3 Spirales. Pouvez-vous nous en dire plus ?

F.D.S : Mon ami Pascal Cazottes s’est chargé de la rédaction de la première partie de l’ouvrage, consacrée aux Sirènes « classiques », ces femmes à nageoire caudale de dauphin que les navigateurs de l’Antiquité – et d’autres plus récemment – ont décrit. Pour ma part, j’ai consacré mon étude aux hommes marins, physiquement très semblables à nous, mais adaptés à l’environnement océanique, susceptibles de nager très loin en mer. Je suis intimement convaincu qu’il s’agit des mêmes êtres que les Homo ergaster ou Homo erectus, que les paléoanthropologues désignent habituellement comme nos « ancêtres ». En fait, c’étaient des hommes très spécialisés, adaptés à l’élément liquide, d’ailleurs leurs restes sont toujours découverts près de l’océan ou de grands lacs. Ils n’ont rien à voir avec les véritables ancêtres de l’Homo sapiens qui étaient eux « terrestres », et non spécialisés.

Pour vous, quelles sont les dernières grandes avancées en matière de Cryptozoologie ? En matière notamment de découvertes de nouvelles espèces ?

F.D.S : La Cryptozoologie est une branche controversée de la Zoologie qui a avant tout le mérite d’exister. Les zoologistes de terrain utilisent désormais des protocoles inspirés des méthodes de recherche du Père de la Cryptozoologie, Bernard Heuvelmans. Ainsi, le professeur Wolfgang Böhme de l’Université de Bonn (Allemagne) a découvert une espèce inconnue de Varan… en regardant un documentaire filmé au Yémen. Plus tard, tenant compte de témoignages oculaires, il a révélé la présence de crocodiles en Mauritanie. Pour ma part, j’ai pu observer sur une île tunisienne une espèce de serpent distincte de celle que l’on connaissait déjà… grâce aux indications des habitants. Ce sont des découvertes qui mettent en valeur la Cryptozoologie, même si on n’a pas encore trouvé le « yéti », le « monstre du Loch Ness », ou un dinosaure survivant du Congo.
Les cryptozoologues français Michel Raynal, Christian Le Noël, Jean-Luc Drévillon, Jean Roche, et quelques autres, poursuivent avec assiduité la tâche commencée par Bernard Heuvelmans. J’ai pour eux la plus grande sympathie.

Vous connaissiez personnellement Bernard Heuvelmans, le père de la Cryptozoologie, quel souvenir gardez-vous de lui ?

F.D.S : Bernard Heuvelmans était l’un des derniers grands scientifiques du XXe siècle, dont le savoir était véritablement universel, au même titre qu’un Pierre-Paul Grassé (zoologiste) ou qu’un Théodore Monod (naturaliste). De tels hommes n’existent plus à notre époque, ou seule la « spécialisation » est de mise…
Par ailleurs, Bernard avait une personnalité très attachante. Ses goûts étaient très éclectiques, et la tolérance était pour lui la meilleure des vertus.

On trouve notamment sur le site Internet du C.E.R.B.I., un de vos textes « Où est donc passé le Moyen-Age ? » L’invention de l’ère chrétienne. Pouvez-vous nous en dire plus ?

F.D.S : Il s’agit d’un ouvrage qui se veut polémique – mais non révisionniste. J’applique tout simplement en Histoire les mêmes méthodes qu’en Science. Il faut savoir se remettre périodiquement en question. L’archéologie dévoile en ce moment beaucoup de choses incongrues, qui ne collent pas toujours avec le schéma historique traditionnel. Par ailleurs, on sait qu’au cours des siècles, le pouvoir politico-religieux a constamment cherché à réécrire et à falsifier l’Histoire pour servir ses intérêts propres. On sait aussi que les civilisations ont toujours eu tendance à se vieillir, ce qui forcément aboutit à des chronologies trop longues. À mon avis, l’Antiquité est beaucoup plus proche de nous qu’on croit. Je pense à 7 siècles pour l’avènement du Christianisme, après une période marquée par un grand cataclysme, à l’échelle planétaire, qui mit fin à l’Empire romain.

Depuis la parution de votre livre, où en sont vos travaux sur la bipédie ?

F.D.S : Les dernières études scientifiques – notamment sur l’ADN et les génomes – viennent corroborer le modèle que je propose depuis une vingtaine d’années. Ainsi, les gènes de croissance des nageoires des Poissons montrent que des pattes pourraient très bien se développer chez eux, ainsi que des doigts au bout de celles-ci. À mon avis, cela veut dire que les Poissons dérivent d’animaux qui marchaient à 4 pattes le long des berges, avant de retourner vivre en mer… Par ailleurs, de plus en plus d’auteurs, comme la paléontologue française Yvette Deloison ou l’Américain Aaron G. Filler, insistent sur l’ancienneté de la bipédie chez les Primates. Les Grands Singes africains, notamment, pourraient avoir eu des ancêtres bipèdes, très proches de l’homme moderne, voici quelques millions d’années à peine. Même Pascal Picq, professeur au Collège de France et « dauphin » d’Yves Coppens, n’exclut plus cette possibilité.
Bien sûr – et c’est le problème auquel j’ai été confronté tout ce temps – cette façon d’interpréter l’évolution entraîne bien des bouleversements dans les mentalités. Car l’homme n’est plus le sommet désigné de la création, mais au contraire le point de départ de formes nouvelles. Tout comme jadis avec Copernic et Galilée qui ont placé la Terre dans sa véritable position astronomique, sur une orbite elliptique, et non plus au « centre » du système solaire, un changement de paradigme est en cours, mais il mettra encore quelque temps à s’imposer !

Parmi les parutions récentes (en Français et en Anglais), quelles sont celles qui vous paraissent les plus importantes ?

F.D.S : Je citerai en premier lieu les livres traitant de la bipédie originelle des Primates : « Préhistoire du Piéton » par Yvette Deloison, paru chez Plon en 2004, et « The Upright Ape » [le singe debout] par Aaron G. Filler, publié par Career Press (2007). Il y a aussi l’excellent livre d’un anthropologue berlinois « Das Geheimnis des aufrechten Gangs » [Le secret de la marche debout] paru chez Beck, Munich (2004) sur une théorie aquatique de l’évolution de l’homme. Sans oublier l’ouvrage du biophysicien français Vincent Fleury, chercheur au CNRS, « De l’oeuf à l’éternité – Le sens de l’évolution » (Flammarion, 2006), dont les idées sur l’évolution sont très semblables aux miennes.
Tous ces écrits, ainsi que ceux plus anciens de Max Westenhöfer, Serge Frechkop, Alister Hardy et Bernard Heuvelmans, concourent à nous montrer que la théorie dite « de la savane » ne… tient pas debout ! C’est un très vieux cliché (« les premiers hommes se sont relevés pour voir par-dessus les hautes herbes de la savane… ») remontant au début du XIXe siècle et à Lamarck, qui prédomine en science actuellement, sous des formes comme l’East Side Story d’Yves Coppens, malgré les remises en question périodiques. On n’arrive pas à se libérer de l’idée désuette d’un « homme qui descend du singe »… Tout ce que la science peut nous dire, c’est que les lignées simiennes et humaines sont apparentées, mais cela n’implique nullement que nous descendons de quadrupèdes !

Préparez-vous un nouvel ouvrage ?

F.D.S : Je voudrais à la fois donner une suite à mon essai sur le Moyen Age, remontant le temps jusqu’aux premières civilisations « post-Cro-Magnon », et consigner le résultat de mes recherches sur l’évolution de l’homme et des vertébrés dans un grand livre « généraliste ». Mais peut-être s’agira-t-il finalement d’un seul et même ouvrage ? Car les domaines de connaissance finissent par se rejoindre… des ponts sont ainsi jetés entre l’Histoire et la nouvelle Zoologie.

Et si je ne termine pas cette tâche, d’autres chercheurs la poursuivront…

Je reste en tout cas extrêmement optimiste dans le cadre du changement de paradigme qui s’amorce aujourd’hui ; je crois que la recherche scientifique s’oriente sur d’excellentes voies, loin des préjugés et erreurs d’un XXe siècle qui s’est embarqué sur des idéologies tronquées, tout en encensant Darwin. Or c’est seulement maintenant que l’on comprend l’oeuvre des grands naturalistes du XIXe siècle, Geoffroy Saint-Hilaire, Darwin et Haeckel, à la lumière des nouvelles avancées de la génétique, de la paléontologie, de l’anthropologie, mais aussi de l’éthologie et des sciences cognitives !

Pour plus de renseignements : CERBI

INTERVIEW DE CHRISTIAN LE NOEL – ASSOCIATION FRANCAISE DE RECHERCHES CRYPTOZOOLOGIQUES

Couverture du dernier numéro de Hominologie & Cryptozoologie
Christian le Noël avec une reproduction de Bigfoot
Couverture de la Biographie de Bernard Heuvelmans paru aux Editons de L’oeil du Sphinx en 2007

Christian le Noel, vous êtes un des responsables de l’AFRC (Association Française de Recherches Cryptozoologiques). Pouvez-vous nous dire quel est le but d’une telle structure et qu’est-ce qui vous prédestinait dans votre parcours personnel ou professionnel à faire ce type de recherches ?

C.L.N : Nous avons fondé cette association à la suite du décès de Bernard Heuvelmans, les membres fondateurs dont je fais parti, sont Christophe Beaulieu de Poitiers notre actuel président, Michel Ballot avocat à Monaco, Jean Roche de Valence, Philippe Bloch de St Janet près de Nice, et Dominique Nodau.

Vous êtes le directeur de publication d’Hominologie et Cryptozoologie, la revue trimestrielle de l’AFRC. Que trouve-t-on au sommaire de votre dernier numéro ?

C.L.N : Les statuettes féminines de la préhistoire, les Bigfeet : Nouveaux témoignages. Maguinguary HSV d’Amérique du sud. HSV de Guyane un témoignage. L’escroquerie d’ Alexandre Humbold. Tête sculptée sur Pierre. Les Pierres d’Ica au Mexique. Ce qui s’est vraiment passé au colloque de Quinson. Le complot Des nez continue. Les avions avant l’aviation. Les énigmes refusées par la science. Non ce n’est pas Le « Chupacabra ». Le « Shurale « Tatar. Des pas dans la neige. La cryptozoologie passée, présent, futur. L’HSV Sarde. Actualités. Cochons ensauvagé géants. Bêtes sauvages danger. Calamar Géant du nouveau. Des poissons inconnus. Les épiciers US de l’hominologie. Les géants de l’espèce.

Pour vous, quelles sont les dernières grandes avancées en matière de Cryptozoologie ? En matière notamment de découvertes de nouvelles espèces ?

C.L.N : La découverte de l’homme pongoïde tué au Vietnam par les G.I. US en 1970, la découverte du pseudo Oryx du Vietnam, les recherches sur l’ADN Des Néandertaliens, la découverte de l’homme de Flores, la découverte d’empreintes de mains droites de type Néandertalien dans Des plaques de Terre cuite à Glozel et datée de l’époque Gallo Romaine. Enfin la thèse d’anthropologue de Mlle Isabelle Villemeur de l’Université de Bordeaux II sur la biomécanique de la main de l’homme de Néandertal par rapport à celle de l’hommo sapiens actuel.

Concernant maintenant les témoignages de rencontres entre des hommes sauvages et les Hominidés que nous sommes. Quels sont ceux qui vous paraissent les plus troublants ?

C.L.N : Nous NE sommes pas Des hominidés (Lucy EST une hominidé) nous sommes tout simplement Des hommes de type Homo sapiens, les rencontres sont nombreuses, elles Ont pu démontrer que les HSV NE sont pas agressifs, et Ont Des capacités psy que nous n’avons pas, ( détection à Grande distance de l’arrivée d’une créature vivante, capacité de perturber Le cerveau humain à courte distance, vision nocturne comme les chats les chiens) Les témoignages les plus troublant sont ceux recueillis en 1994 à Vintimille, par un policier, un étudiant, et deux compositeurs de musique suisse sur Le Terre plain de leur chalet toujours près de Vintimille.

On trouve notamment sur le site Internet de l’AFRC, un de vos articles qui traite du tigre des montagnes : Des félins à dents de sabre au cœur de l’Afrique. Pouvez-vous nous en dire plus ?

C.L.N : J’ai été l’élève et le correspondant de Bernard Heuvelmans pour l’Afrique Centrale, mon métier de guide de chasse professionnel de grande chasse m’a fait passer la majeure partie de mon séjour en Afrique noire (25 ans). En Brousse, j’ai recueilli auprès des indigènes, des témoignages qui viennent de paraîtrent dans un ouvrage inédit de Bernard Heuvelmans  » les félins inconnus d’Afrique » aux éditions l’Oeil du Sphinx.

Depuis la parution de votre livre La Race Oubliée (Editions Les trois Spirales) en mai 2002 , où en sont vos travaux sur l’étude des HSV ?

C.L.N : J’ai  » fabriqué » un second volume de la race oubliée sur les HSV d’europe. Format 21X27 228 page dont 114 de dessins de ma main, vendu 15 euros+envoi 5 euros pour les PTT et le colisage.

Parmi les parutions récentes (en Français et en Anglais), quelles sont celles qui vous paraissent les plus importantes ?

C.L.N :  » Etres fantastiques Des Alpes » de Joisten-Abry : diffusion, Musée Des arts populaires de Grenoble, « Les hominidés non identifiés Des forêts d’Afrique » de Jacqueline Roumeguère Eberhardt, enfin mes ouvrages « La race Oubliée » un et deux, ce sont Des compilations de témoignages qui englobent les HSV dans Le temps et dans l’espace.

Préparez-vous un nouvel ouvrage ?

C.L.N : Oui mais différent, c’est une corrélation entre les UFO et l’évolution de l’homo sapiens , car je suis persuadé ( j’en AI les preuves tangibles) que Notre espèce vieille de plusieurs millions d’années a eu à plusieurs reprises Des coups de pouce génétiques et techniques de la part de plusieurs races de créatures venant de l’espace ce qui nous a permis une évolution fulgurante depuis 30 000 ans alors que nous avions stagné jusque là pendant Des milliers d’années. Les néandertaliens eux n’ont pas eux ou non pas pu avoir ces coups de pouce et sont restés sur le bord de la route de l’évolution, dans le même état qu’ils étaient il y a 100 000 ans.

Interview faite par Internet.

Pour plus de renseignements : ASSOCIATION FRANCAISE DE RECHERCHES CRYPTOZOOLOGIQUES

LIVRES : INTERVIEW DE JEAN ROCHE : POUR SON OUVRAGE : SAUVAGES ET VELUS

Jean Roche, vous êtes l’auteur d’un livre intitulé Sauvages et Velus – Yéti, Sasquatch, Almasty, Barmanou, Bigfoot…Enquête sur des êtres que nous ne voulons pas voir (Editions Exergue), qui est sorti en 2000. Qu’est-ce qui vous prédestinait dans votre parcours personnel ou professionnel à écrire ce type d’ouvrage ?

J.R : Hergé d’abord, Bernard Heuvelmans ensuite. Et puis peu à peu l’idée que quelque chose n’allait pas. L’incognito persistant de ce que j’ai appelé HSV (Hommes Sauvages et Velus, je ne suis pas convaincu que ce soit le meilleur terme, mais il en fallait un générique, et celui-là a un peu pris), cet incognito donc est anormal, même au regard du reste de la cryptozoologie. Quand on se lance dans cette recherche, on s’imagine classiquement qu’il s’agit de régions très reculées et difficiles d’accès. On se rend compte peu à peu (et beaucoup abandonnent alors) que ce n’est pas vrai, qu’on a signalé des HSV avec insistance jusque dans des banlieues de grandes villes modernes. Aucun autre cryptide (animal visé par la cryptozoologie) ne va aussi loin. Il faut donc que quelque chose de spécifique explique cet incognito. Et puis, en accumulant les récits, je me rendais compte qu’il y a comme une névrose d’échec collective dans le dossier, pour le dire avec plus d’humour, quelque chose comme ce qui empêche chroniquement de signer des contrats que tout le monde est d’accord pour signer dans une BD célèbre, ou ce qui empêche chroniquement un grand vizir de devenir calife à la place du calife dans une autre BD célèbre. Ce quelque chose, sous des formes très diverses, tourne généralement autour de l’impossibilité, pour nous, de considérer un être qui n’est ni franchement humain, ni franchement animal.

Dans votre livre, vous insistez sur le fait que les Hommes Sauvages et Velus (HSV), ont la faculté de vivre en marge de notre propre civilisation qui ne laisse pourtant guère de place à une quelconque forme de vie primitive. Pouvez-vous nous en dire plus ?

J.R : Ce n’est pas qu’ils puissent subsister qui est difficile à admettre, c’est qu’ils puissent rester globalement inaperçus, ignorés par le plus grand nombre. Mais j’ai anticipé la question…

En ce que qui vous concerne, quels sont les témoignages les plus troublants de toute l’histoire des rencontres entre les HSV et les Hominidés que nous sommes ?

J.R : Même si c’est anecdotique, d’abord, ma propre observation de traces dans la haute vallée de la Clackamas (Oregon), fin août 2001.

Et puis surtout, la version « Saga » de l’histoire de l’Homme pongoïdes. Personne n’y croyait et surtout pas Bernard Heuvelmans qui avait éreinté ce récit dans son livre. Malgré toute l’admiration que j’éprouvais pour lui, je sentais quelque part qu’il allait trop vite en besogne, que ses arguments étaient forcés, son explication alternative rocambolesque. Mon malaise a grandi quand j’ai découvert dans VSD une carte illustrant un article d’Heuvelmans et montrant des bigfoots dans la même région. Jusque là, j’enregistrais passionnément mais passivement les articles. J’ai collecté tout ce que je pouvais trouver sur Internet et je suis tombé sur une enquête de Matt Moneymaker, sur des cas multiples de jeunes cerfs tués, éventrés et étripés (littéralement, les intestins sortis), pour dégager le foie, par des bigfoots de la même région des Grands Lacs. Et puis j’ai relu la version « Saga » telle que reprise par Heuvelmans, et je suis tombé sur… un cerf étripé. On a depuis décrit bien d’autres cas d’étripages d’animaux variés par des bigfoots, yéti et autres HSV, mais l’histoire de Saga reste la plus ancienne à ma connaissance. Un des grands chocs de ma vie. A partir de là, je me suis mis à correspondre avec tous les autres passionnés, à écrire des articles, et puis ce livre. A ma satisfaction, on s’intéresse à nouveau, aux USA, à l’histoire de l’homme congelé, et à sa version américaine.

Et plus généralement, ce sont les cas, très nombreux, où on a paru tout près d’un dénouement, de l’obtention d’un HSV mort ou vif, et où, pour le dire vulgairement, ça a foiré plus ou moins lamentablement. Par exemple, une patrouille de surveillance en Russie parvient à en enfermer un (en état d’hébétude au départ) dans le coffre de sa voiture, n’arrive pas à y intéresser les autorités locales, et finit par le relâcher.

Pouvez-vous nous dire quels sont les éléments nouveaux qu’apporte votre ouvrage au dossier des HSV et quels sont vos conclusions personnelles sur ce sujet ?

J.R : J’ai encore anticipé la question avec l’origine américaine de l’homme congelé et l’ambiguïté homme-animal. Egalement, une hypothèse sur ce qui peut expliquer les différences de formes de crânes non seulement parmi les HSV mais parmi les gorilles et certains hommes fossiles, voire des hommes tout court. La variabilité de cette caractéristique, parfois au sein de mêmes familles (je pense aux hommes fossiles récents du type Kow Swamp, en Australie), me fait penser que ce sont les circonstances périnatales, le fait que la tête pas encore totalement ossifiée est saisie avec plus ou moins de force au moment où elle émerge, qui font que le crâne peut être arrondi ou en pain de sucre.

Depuis la parution de votre livre, où en sont vos travaux sur l’étude des HSV ?

J.R : J’avais aussi traduit en français celui (en anglais) de Dimitri Bayanov, Sur la piste de l’homme des neiges russe, Exergue, 2001 (incidemment, c’est ce qui a permis la publication de mon propre ouvrage, refusé partout et qui dormait depuis des années, l’éditeur ayant été intéressé par l’ouvrage russe). J’ai continué à suivre un peu toutes les pistes, je me suis davantage intéressé au film de Patterson (influencé par Heuvelmans, je n’y croyais pas). Je garde un oeil sur l’homme fossile classique Homo rhodesiensis, (ou Homme de Rhodésie, ou de Broken Hill, aujourd’hui Kawbe en Zambie), dont je pense qu’il n’est pas vraiment fossile, mais je ne sais pas comment aller plus loin. Mais je suis moins engagé et moins actif, ayant à mon sens dit l’essentiel, et étant un peu découragé par le blocage. Et puis j’ai d’autres centres d’intérêt.

Parmi les parutions récentes (en Français et en Anglais), quelles sont celles qui vous paraissent les plus importantes ?

J.R : Il y en a beaucoup d’intéressantes, mais je suis loin de tout connaître et je ne vois rien de particulièrement marquant en dehors quand même de ce qui concerne les « hobbits » de Flores.

Préparez-vous un nouvel ouvrage ?

J.R : Sur ce sujet précis, j’en ai écrit un autre concentré sur l’Homme pongoïdes, croyant avoir un éditeur. Mais il m’a fait faux bond, et je n’ai pas vraiment essayé de placer cet ouvrage ailleurs…

Sur d’autres sujets, j’en ai beaucoup, en général déjà écrits et éternellement repris.

Quelques exemplaires du livre Sauvages et velus (Exergue, 2000) sont disponibles, 16 euros port compris pour la France, s’adresser à : mailto:roche.jean@wanadoo.fr

Pour plus de renseignements : JEAN ROCHE

LIVRES : INTERVIEW DE JEAN-PAUL DEBENAT POUR SON OUVRAGE : SASQUATCH ET LE MYSTERE DES HOMMES SAUVAGES


Jean-Paul Debenat, vous venez de publier au mois de mai dernier un ouvrage intitulé Sasquatch et le mystère des hommes sauvages (Editions Le Temps Présent – Collection Champ Limite), qui est à ce jour le seul livre qui soit paru sur ce sujet en Français (aussi important, 453 pages et abondamment illustré). Qu’est-ce qui vous prédestinait dans votre parcours personnel ou professionnel à écrire ce type d’ouvrage ?

J.P.D : L’avant-propos de mon livre fournit la réponse à cette question : milieu familial (mon père m’apprit à aimer l’œuvre de Rabelais et plus tard j’ai approfondi mes connaissances en lisant notamment A plus hault sens de Claude Gaignebet (tomes 1 et 2, Maisonneuve et Larose, Paris, 1986) ; lectures dont celle des Animaux Dénaturés de Vercors, découverte de la littérature dite des « mondes perdus » ; rencontre avec le mythologue Jean-Charles Pichon qui disait : « Un homme sans monde perdu est un homme perdu » ; rencontre avec Bernard Heuvelmans qui connaissait et appréciait Jean-Charles Pichon et qui, comme lui, savait faire partager sa vaste érudition. Et surtout, il savait lui aussi mettre ses interlocuteurs sur la voie de la découverte.

La première partie de votre livre aborde les témoignages de rencontre avec le Sasquatch depuis 1920 jusqu’à nos jours. Pouvez-vous nous dire quels sont les témoignages les plus troublants de toute l’histoire de ces rencontres et que pensez-vous du fameux film de Roger Patterson (1967 – Bluff Creek – Californie) ?

J.P.D : Le témoignage le plus surprenant fut pour moi celui de Fred Bradshaw et de sa belle-sœur Carol Howell, relaté pages 180-181-182. Leur récit ne varia jamais et Fred me fit cadeau de moulages d’empreintes, témoignage d’amitié et de confiance. J’ai également vu et revu le film Patterson. Etrange, n’est-ce pas ? Et s’il s’agit d’un plaisantin déguisé, quel inconscient dans un pays où circulent tant de chasseurs !

Que répondez-vous aux sceptiques et/ou à vos éventuels détracteurs qui vous rétorquent que l’existence des Sasquatch/Bigfoot est aussi peu crédible que celle des OVNI, car jusqu’à présent, personne n’a jamais pris vivant aucune de ces créatures ?

J.P.D : Je laisse les sceptiques libres de leurs opinions. Je m’efforce d’aborder le phénomène sous différents angles tout en gardant l’esprit critique, sans me hâter.

Dans la seconde partie de votre ouvrage vous parlez des différents travaux des chercheurs et des cryptozoologues que vous avez rencontrés. Pouvez-vous faire un rapide tour d’horizon de ceux qui vous semblent les plus sérieux ?

J.P.D : Voici les chercheurs importants que j’ai rencontrés en chair et en os : Dr. Bernard Heuvelmans, Dr. Marie-Jeanne Koffmann (voir ses articles entre autres dans la revue Archéologia), Jacqueline Roumeguère-Eberhardt, Dr. Grover Krantz, Boris Porchnev (rencontré seulement au travers de ses écrits !), Peter Byrne, John Green, Christian Le Noël, François de Sarre, Michel Raynal

Enfin, la dernière partie de votre livre aborde plus en détail le folklore amérindien autour du Sasquatch et du mythe de l’homme sauvage en général. Pouvez-vous nous en dire plus ?

J.P.D : Sur le mythe de l’Homme Sauvage, il y a beaucoup à ajouter. Au lecteur de continuer le travail. J’ai voulu montrer que chez les Amérindiens, Sasquatch, figure importante sans être, semble-t-il, prépondérante, trouve sa place parmi d’autres entités essentielles (Corbeau, Coyote, Oiseau-Tonnerre, Orque, Ours etc…). J’ai même fourni à leur égard des interprétations personnelles. Dans ce domaine, les mots sont trompeurs. Avez-vous déjà vu un ruban de Moebius ? Une bouteille de Klein ? Puis avez-vous essayé de les décrire ? En tout cas, dans le domaine des mythes qui gouvernent les êtres, on n’en sait jamais assez mais je recommande à chacun de travailler à son rythme, sans se lasser. A commencer par un petit livre qui fournit des clés vers le Panthéon des Indiens : Native American Traditions, Arthur Verluis, Element Books, Shaftesbury, UK 1994. Et aussi : Terre Sacrée, Serge Bramly, Albin Michel, 1992.

Parmi la profusion d’ouvrages en Anglais qui existent sur ce sujet, quels sont ceux qui vous semblent les plus importants ?

J.P.D : Je recommande la lecture des travaux des chercheurs mentionnés ci-dessus. J’y ajoute quelques textes, ceux de :

  • Robert J. Alley
  • John A. Bindernage
  • Franz Boas
  • Stephan Jay Gould
  • Nicholas Humphrey
  • Reinhold Messner
  • John Napier
  • George Page
  • Myra Shackley
  • Ian Tattersall
  • James Teit

Pour plus de détails, voir ma bibliographie pages 441 à 451.

Existe-t-il des sites Internet de référence sur ce sujet ?

J.P.D : Sites Internet :

Jean-Luc Drévillon intervient auprès de divers groupes cryptozoologiques. Il est à lui seul une mine de renseignements.

Par son intermédiaire, on entrera en relation avec l’Association Française de Recherche Cryptozoologique (AFRC) animée par Christian Le Noël.

L’excellent Centre d’Etude et de Recherche sur la Bipédie Initiale (CERBI) est animé par François de Sarre, co-auteur (avec Pascal Cazottes) de Sirènes et Hommes Marins, Editions des Trois Spirales, place de la Fontaine, 84760 St Martin de la Brasque.

Institut Virtuel de Cryptozoologie de Michel Raynal qui publie, à la rubrique Cryptozoologie et Culture, un de mes articles : L’Homme Sauvage dans la fiction romanesque d’aujourd’hui : quid novi ?

  • Je regrette que le dictionnaire The Very Hairy Dictionary de Scott White, américain habitant en France, ait disparu de la Toile

Préparez-vous un nouvel ouvrage ?

J.P.D : Je pourrais traiter ultérieurement de différents aspects de l’Homme Sauvage qui font défaut à mon livre. Mais cela dépend de l’éditeur.

INTERVIEW DE MICHEL RAYNAL – RESPONSABLE DE L’INSTITUT VIRTUEL DE CRYPTOZOOLOGIE

Institut Virtuel
de
Cryptozoologie

« Homme-des-Neiges »…
yeti

« Monstre du Loch Ness »…
Nessie

… et beaucoup d’autres !

(dessins : © Stefano Maugeri, Gruppo Criptozoologia Italia)


MICHEL RAYNAL, vous êtes le responsable du site Internet de l’Institut virtuel de Cryptozoologie. Pouvez-vous nous dire en quelques mots quel est son but et depuis combien de temps existe-t-il ?

M.R : J’ai créé ce site Internet en avril 1997, et j’écrivais à l’époque de cette « naissance » (la page est toujours en ligne) :

Encore un site Internet sur la cryptozoologie, dira-t-on (du moins pour les habitués des sites anglophones consacrés au sujet, qui se comptent en effet par centaines)… En fait, l’Institut Virtuel de Cryptozoologie se veut beaucoup plus que cela.

Comme son nom l’indique, l’Institut Virtuel de Cryptozoologie a une existence virtuelle (comme les animaux auxquels nous nous consacrons, diront nos détracteurs…), puisque limité à Internet. Le nom même d’Institut, à lui seul, résume son ambition : nous voulons être un véritable espace de recherche, mettre en ligne des informations précises et vérifiables, des « cyber-articles » de haute tenue scientifique, permettre de fructueux échanges d’informations, mettre à disposition des bibliographies ou des documents, organiser des débats, voire conseiller des expéditions cryptozoologiques — tels sont quelques-uns de nos projets, que la révolution Internet nous permet de mener à bien pour un coût très raisonnable.

10 ans plus tard, je ne changerais pas d’un iota !

À titre personnel, quel est la raison de votre intérêt pour la Cryptozoologie ?

M.R : J’ai toujours été passionné par le monde animal, j’ai une formation scientifique (biochimiste), et une curiosité naturelle pour ce qui sort des sentiers battus. La lecture des ouvrages de Bernard HEUVELMANS (considéré comme le père de la cryptozoologie) a été pour moi, comme pour bien d’autres cryptozoologues, le facteur déclenchant.

Les dernières découvertes dont notamment les restes de l’homme de Florès en 2004 prouvent bien que la Cryptozoologie est souvent plus en avance que des recherches plus académiques. Qu’en pensez-vous ?

M.R : L’existence récente d’hominidés archaïques de très petite taille avait en effet été avancée par divers chercheurs, notamment dès 1945 par William C. Osman HILL pour les nittaewo de Ceylan, qui proposait même qu’il s’agissait d’une forme naine insulaire du pithécanthrope (Homo erectus) : Force est de constater que l’on n’en est pas très loin avec la découverte de l’Homo floresiensis.

Quelles sont les dernières grandes avancées en matière de Cryptozoologie ?

M.R : On pourrait en citer des dizaines, comme la découverte du saola, un nouveau bovidé du Viet-Nam, suivant un processus typiquement cryptozoologique, en 1993; ou plus récemment la confirmation de la survivance récente (28 000 ans) des félins à dents en sabre européens, avancée par le Tchèque MAZAK en 1970.

Si vous deviez convaincre une personne qui ne connaît absolument pas ce sujet, quels ouvrages lui proposeriez-vous ?

M.R : Les livres de Bernard HEUVELMANS, hélas épuisés, mais qui sont en cours de réédition par les Editions de l’Oeil du Sphinx.

Pouvez-vous nous dire s’il y a eu des livres qui soient sortis sur le sujet ces derniers mois en France où ailleurs dans le monde ?

M.R : Aux Etats-Unis, il ne se passe pas un trimestre sans que paraisse un livre sur le fameux bigfoot (ou sasquatch).

En France, il faut saluer la récente parution d’un manuscrit inédit de Bernard HEUVELMANS sur « les félins encore inconnus d’Afrique« .
Pour plus de renseignements : INSTITUT VIRTUEL DE CRYPTOZOOLOGIE

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Reynald

J'ai crée ce site en 2006 car j'étais un passionné de paranormal et je voulais partager ma passion avec les gens qui ont la même passion. Cela fait maintenant 14 ans que le site est ouvert et qu'il regroupe a peu pres tout ce qui touche le paranormal. Bonne lecture.

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